Alors les travaux parlementaires consacrés à l’examen du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, débute ce mardi 27 octobre 2026 à l’Assemblée nationale, les autorités parlementaires ont réaffirmé leur disponibilité au dialogue avec le gouvernement tout en rappelant les exigences procédurales qui encadrent l’adoption de ce texte budgétaire majeur. Dans un communiqué, l’Assemblée nationale indique que le président de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire a adressé, le lundi 26 octobre 2026, un courrier au ministre de l’Économie, des Finances et du Budget afin d’obtenir des informations et documents complémentaires relatifs au PLFR 2026. Cette démarche intervient alors que les discussions se poursuivent autour du contenu du budget rectificatif, à la suite de la demande formulée par le Premier ministre visant à poursuivre les échanges avec les autorités parlementaires avant l’examen du texte.
Selon l’Assemblée nationale, les informations complémentaires demandées visent à éclairer plusieurs préoccupations soulevées lors des travaux de la Commission des Finances. Elles devraient permettre aux députés de disposer de tous les éléments d’appréciation nécessaires avant les débats en plénière. L’institution parlementaire souligne que cette requête s’inscrit dans une démarche de transparence et de bonne information des représentants de la Nation sur les ajustements budgétaires proposés par le gouvernement. L’Assemblée nationale a également tenu à rappeler le fonctionnement institutionnel qui régit l’examen des textes de loi. Elle précise que le président de l’institution ne participe ni aux travaux des commissions ni aux débats en séance plénière et n’intervient donc pas dans les délibérations ou les décisions qui en découlent.
En conséquence, toute initiative relative à l’examen du PLFR doit associer en priorité la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire ainsi que les différents groupes parlementaires, qui constituent les principaux acteurs du processus législatif.
L’Assemblée rappelle par ailleurs que les travaux de la Commission sont désormais achevés et que l’examen du Projet de loi de finances rectificative 2026 s’ouvrir ce mardi 27 octobre 2026 en séance plénière à l’Assemblée nationale. Cette étape marque le début des discussions parlementaires devant conduire à l’adoption ou au rejet du texte. Dans ce contexte, l’institution estime qu’aucune nouvelle procédure formelle ne peut raisonnablement être engagée avant l’ouverture des débats, conformément aux règles qui encadrent le processus législatif.
Malgré les contraintes liées au calendrier parlementaire, l’Assemblée nationale affirme demeurer disponible pour des échanges avec le gouvernement. Dans un esprit de responsabilité et de recherche de consensus, elle se dit prête à accueillir dès cet après-midi une délégation gouvernementale composée, selon les choix de l’Exécutif, du Premier ministre, du ministre chargé des Finances et des autres ministres concernés. Cette rencontre aurait pour objectif d’examiner les différents points restés en suspens et de favoriser un rapprochement des positions avant l’ouverture des travaux parlementaires.
Réaffirmant sa volonté constante de privilégier le dialogue institutionnel, l’Assemblée nationale souligne que sa démarche vise à créer les conditions d’un compromis fondé sur des réponses précises aux préoccupations exprimées par les députés lors de l’examen du texte en commission.
Pour l’institution parlementaire, la recherche d’un consensus doit s’inscrire dans le respect des prérogatives de chaque pouvoir et rester guidée par une seule exigence : la préservation de l’intérêt supérieur du peuple sénégalais au moment où s’ouvrent les travaux devant aboutir à l’adoption de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
Moussa Traoré
