Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) renforcent leur engagement en faveur de la protection de l’environnement et de la lutte contre les pollutions. Réunis à Niamey, au Niger, les acteurs impliqués dans le Projet régional d’appui à la gestion durable des déchets et de réduction des émissions de polluants organiques persistants non intentionnels (UPOP) et de mercure ont entamé, le 20 octobre 2026, les travaux du Comité régional de pilotage à travers une réunion technique préparatoire.
Porté par la Commission de l’UEMOA en partenariat avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et bénéficiant du cofinancement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), ce projet s’inscrit dans une démarche régionale visant à améliorer durablement la gestion des déchets tout en réduisant les impacts environnementaux liés aux activités humaines. L’initiative régionale vise à encourager l’adoption des meilleures pratiques de gestion écologiquement rationnelle des déchets dans les États membres de l’Union.
L’objectif est de réduire significativement les émissions de polluants organiques persistants non intentionnels, notamment les dioxines et les furannes, ainsi que celles de mercure, de dioxyde de carbone (CO₂) et de méthane, des substances reconnues pour leurs effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement.
À travers cette approche, les autorités régionales ambitionnent de renforcer la résilience environnementale des pays de l’UEMOA tout en contribuant aux engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique et de préservation des écosystèmes.
La réunion de Niamey offre aux participants l’occasion d’évaluer l’état d’avancement des activités menées aux niveaux régional et national dans le cadre du projet. Les travaux permettront également d’examiner le niveau de mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente réunion du Comité régional de pilotage tenue à Lomé, au Togo, en novembre 2025.
Les questions relatives à la mobilisation des ressources financières figurent également parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour, dans un contexte où la pérennité des actions environnementales dépend fortement de la disponibilité des financements nécessaires à leur exécution.
Parmi les décisions attendues au cours de cette rencontre figure l’examen et l’approbation du plan de travail ainsi que du budget annuel 2027 de la composante régionale du projet. Cette étape est jugée essentielle pour assurer la continuité des interventions engagées et définir les priorités opérationnelles de l’année à venir.
Les participants devront notamment s’accorder sur les actions à privilégier afin d’accélérer l’atteinte des objectifs fixés en matière de gestion durable des déchets et de réduction des émissions polluantes dans l’espace communautaire.
Alassane Guindo
