La Guinée poursuit activement ses préparatifs en vue d’une candidature à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2032. Dans cette perspective, les autorités guinéennes multiplient les concertations afin d’évaluer les conditions de faisabilité d’un tel projet et d’en mesurer les implications économiques, financières et infrastructurelles. Une ambition qui s’inscrit dans une vision plus large de transformation du pays portée par les plus hautes autorités de l’État.
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a ainsi pris part à une séance de travail avec des experts de la Confédération africaine de football (CAF), consacrée à l’examen des capacités de la Guinée à accueillir une future édition de la plus prestigieuse compétition footballistique du continent. Cette rencontre a constitué une étape importante dans le processus d’évaluation de la candidature guinéenne, en permettant aux différentes parties prenantes d’échanger sur les exigences organisationnelles, les besoins d’investissement ainsi que les mécanismes de financement nécessaires à la réalisation d’un tel projet.
Au-delà de sa dimension sportive, la candidature de la Guinée à la CAN 2032 est envisagée comme un puissant outil d’accélération du développement économique et social du pays. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation impulsée sous le leadership du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, notamment à travers le programme stratégique Simandou 2040. Cette vision repose sur l’idée que l’organisation d’un événement d’envergure continentale peut constituer un catalyseur de transformation structurelle, en favorisant à la fois le développement des infrastructures, l’amélioration de l’attractivité du territoire et le renforcement de l’activité économique dans plusieurs secteurs clés.
Dans cette optique, les autorités guinéennes entendent faire de la CAN un projet fédérateur capable de générer des retombées durables bien au-delà de la période de compétition.
Au cours des échanges, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a insisté sur la nécessité de construire une candidature solide et crédible, reposant sur des bases financières rigoureuses et une planification méthodique des investissements à réaliser. L’accent a notamment été mis sur l’importance de mobiliser des mécanismes de financement diversifiés, de garantir une gestion prudente des ressources publiques et d’assurer une gouvernance exemplaire dans la conduite des projets liés à l’organisation de la compétition.
Pour les autorités, l’objectif est de concilier ambition sportive et responsabilité budgétaire, en veillant à ce que les investissements engagés demeurent soutenables pour les finances publiques et produisent des bénéfices à long terme pour l’économie nationale.
L’organisation d’une Coupe d’Afrique des Nations représente également une opportunité majeure pour stimuler plusieurs secteurs économiques stratégiques.
Les infrastructures sportives, routières, hôtelières et de transport susceptibles d’être développées ou modernisées dans le cadre de cette candidature pourraient contribuer à améliorer durablement le cadre de vie des populations tout en renforçant la compétitivité du pays.
La question de l’emploi occupe par ailleurs une place centrale dans cette réflexion. Les projets associés à la CAN pourraient générer de nombreuses opportunités professionnelles, notamment au bénéfice des jeunes, à travers les chantiers d’infrastructures, les services, l’hôtellerie, la restauration, la logistique ou encore les activités touristiques.
Dans cette perspective, le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget entend jouer un rôle déterminant aux côtés du ministère des Sports et des autres départements concernés.
L’objectif est de définir une feuille de route financière réaliste et cohérente, permettant d’identifier les investissements prioritaires, les sources de financement mobilisables ainsi que les modalités de mise en œuvre des différents projets liés à la candidature.
Abdoulaye Cissé
