Le gouvernement burkinabè et le Fonds monétaire international (FMI) poursuivent leurs échanges autour des grands défis économiques du pays. Ce lundi 26 octobre 2026, la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako Traoré, a reçu en audience à Ouagadougou une délégation du FMI conduite par le chef de mission pour le Burkina Faso, Jaroslaw Wieczorek, dans le cadre du suivi de la coopération entre l’institution financière internationale et les autorités burkinabè. Cette rencontre a permis aux deux parties de faire le point sur plusieurs dossiers stratégiques liés à la gestion des finances publiques, aux perspectives macroéconomiques du pays ainsi qu’à la poursuite des réformes engagées en faveur de la stabilité économique.
Au cœur des discussions figuraient les questions budgétaires et les perspectives de mise en œuvre du programme économique et financier conclu entre le Burkina Faso et le FMI. Les échanges ont également porté sur les mécanismes susceptibles de soutenir le financement de secteurs considérés comme essentiels pour la transformation structurelle de l’économie nationale.
Parmi les domaines identifiés comme prioritaires figurent notamment l’énergie solaire et l’agriculture, deux secteurs jugés déterminants pour renforcer la résilience économique du pays, stimuler la création d’emplois et soutenir une croissance durable. Cette orientation traduit la volonté des autorités burkinabè d’accélérer les investissements dans les filières productives capables de contribuer à la souveraineté énergétique et alimentaire du pays, tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Au terme des échanges, le chef de mission du FMI a relevé la dynamique positive de l’économie burkinabè. Selon lui, le pays continue d’afficher des perspectives encourageantes malgré un environnement international marqué par de nombreuses incertitudes et des défis sécuritaires persistants dans la région sahélienne.
L’institution de Bretton Woods a notamment salué les efforts consentis par les autorités en matière de gestion de la dette publique. Une appréciation qui témoigne de la reconnaissance des mesures engagées pour préserver les équilibres macroéconomiques et renforcer la soutenabilité des finances publiques. Les autorités burkinabè multiplient en effet les initiatives visant à améliorer la mobilisation des ressources internes, à optimiser les dépenses publiques et à maintenir un niveau d’endettement compatible avec les exigences de stabilité économique. Cette audience s’inscrit dans la continuité du dialogue permanent entretenu entre le Burkina Faso et le FMI autour des politiques économiques et financières mises en œuvre par le gouvernement.
Pour les autorités burkinabè, la poursuite de cette coopération demeure essentielle afin de renforcer la crédibilité des réformes engagées et de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des ambitions de développement du pays.
Pour le FMI, l’accompagnement du Burkina Faso s’inscrit dans une logique de soutien à la stabilité macroéconomique, à la résilience budgétaire et à la promotion d’une croissance inclusive capable de répondre aux besoins des populations.
Nana Touré
