Le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a officiellement lancé ce mercredi 22 avril 2026 à Abidjan la mission du FMI, consacrée à la sixième et dernière revue du programme économique et financier appuyé par la FEC et le MEDC, ainsi qu’à la cinquième revue du programme FRD.
La Côte d’Ivoire a ouvert une étape décisive dans son partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI). La mission, conduite par Geneviève Verdier, cheffe de mission, et Aminata Touré, représentante résidente, vise à évaluer les objectifs quantitatifs et les mesures structurelles, à apprécier les progrès des réformes, à actualiser les perspectives budgétaires pour 2026 et à finaliser les engagements liés au programme climatique.
Le ministre Adama Coulibaly a rappelé les principaux acquis de l’économie ivoirienne. La croissance s’est établie à 6,6 % en 2025, après 6,0 % en 2024, portée par les services, les hydrocarbures et les mines. L’inflation a reculé à 0,1 % en décembre 2025, grâce aux mesures de lutte contre la vie chère.
Sur le plan budgétaire, le déficit a été ramené à 3,0 % du PIB, en conformité avec les critères communautaires, tandis que le solde des transactions courantes s’est amélioré à 0,8 % du PIB. Ces résultats traduisent l’efficacité des réformes menées dans la mobilisation des ressources intérieures, la gestion des finances publiques et le renforcement du secteur financier.
Geneviève Verdier a salué les performances de la Côte d’Ivoire, soulignant que le pays a su restaurer la stabilité macroéconomique après plusieurs chocs exogènes. Elle a mis en exergue l’amélioration des recettes fiscales, passées de 12,7 % du PIB en 2022 à près de 15 % en 2025, tout en attirant l’attention sur les risques liés au contexte international, notamment la hausse des prix de l’énergie et des intrants agricoles. Elle a insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique des réformes pour consolider les acquis et préserver la solidité du cadre macroéconomique.
La mission du FMI, qui se poursuivra jusqu’au 30 avril 2026, sera ponctuée de séances de travail sectorielles avec les administrations concernées. Elle intervient dans le prolongement des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, qui ont renforcé les partenariats et ouvert de nouvelles perspectives pour l’économie ivoirienne.
Au-delà de l’évaluation technique, cette revue finale constitue un jalon essentiel pour préparer la transition vers de nouveaux cadres de coopération, intégrant davantage les enjeux climatiques et de durabilité.
Korotoumou Sylla
