En marge des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, un panel de haut niveau consacré à l’industrialisation et à la création d’emplois en Afrique s’est tenu le vendredi 17 avril 2026 à Washington. À cette occasion, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a mis en avant trois leviers essentiels : l’énergie, le capital humain et la coopération Sud-Sud.
Aux côtés de Mariama Ciré Sylla, ministre guinéenne de l’Économie et des Finances, le responsable ivoirien a souligné que les États africains doivent dépasser le stade des stratégies pour accélérer la mise en œuvre de politiques industrielles ciblées. L’objectif : bâtir des écosystèmes productifs capables d’absorber une main-d’œuvre en forte expansion et améliorer durablement l’environnement des affaires.
Mamadou Sangafowa-Coulibaly a détaillé l’approche progressive adoptée par la Côte d’Ivoire : stabilisation politique et macroéconomique pour restaurer la confiance des investisseurs. Investissements massifs dans les infrastructures (routes, ports, énergie) afin de soutenir la compétitivité. Réformes réglementaires destinées à renforcer la prévisibilité et l’attractivité du cadre d’affaires.
Face à l’urgence de l’emploi, le ministre Coulibaly a invité à considérer l’industrie minière comme une alternative à impact rapide. Au-delà des postes directs, souvent qualifiés, l’activité extractive génère un tissu dense d’emplois indirects grâce aux services connexes et aux exigences de contenu local. Ce potentiel concerne aussi bien l’exploitation artisanale que les opérations industrielles, faisant du secteur minier un relais stratégique dans la phase transitoire de l’industrialisation.
Le ministre a insisté sur la nécessité de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée, condition indispensable pour attirer les investissements industriels dans un contexte de transformation technologique accélérée. Il a également rappelé l’importance de l’intégration régionale, la Côte d’Ivoire cherchant à capitaliser sur sa position de hub économique en Afrique de l’Ouest.
Fatoumata Traoré
