Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé une révision à la hausse de ses projections d’inflation mondiale, désormais estimée à 4,7 % pour l’année 2026. Cette accélération est principalement attribuée à la flambée des prix de l’énergie et des matières premières, dont la dynamique haussière continue de peser sur les économies à travers le globe.
Selon le FMI cette hausse persistante s’explique par les cours du pétrole et du gaz accentué par les coûts de production et de transport, se répercutant sur l’ensemble des chaînes d’approvisionnement. Le FMI met aussi en avant l’augmentation des prix agricoles et miniers alimenté par la pression généralisée sur les marchés, fragilisant particulièrement les pays importateurs.
Le FMI souligne également que les tensions au Moyen-Orient constituent un facteur aggravant. Une intensification du conflit dans cette région stratégique pourrait : ralentir la croissance mondiale en perturbant les échanges commerciaux, accentuer les pressions inflationnistes par une nouvelle envolée des prix de l’énergie, accroître l’incertitude sur les marchés financiers et compliquer la gestion des politiques économiques nationales.
L’institution internationale appelle les gouvernements à rester vigilants et à maintenir le cap des réformes structurelles. Elle insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et de soutenir l’emploi, afin d’atténuer l’impact de cette inflation sur les populations les plus vulnérables.
Fatoumata Traoré
