Selon la Note de conjoncture économique régionale de l’UEMOA (4e trimestre 2025), la masse monétaire a progressé de près de 10% sur la période, portée par la hausse des disponibilités dans la plupart des États membres, tandis que les actifs extérieurs nets et les créances bancaires ont également enregistré des évolutions positives.
Au terme du quatrième trimestre 2025, les disponibilités monétaires de l’Union ont enregistré une hausse significative de 5 211,7 milliards de FCFA, soit une progression de 9,8% par rapport au trimestre précédent.
La Côte d’Ivoire s’est distinguée avec une augmentation de 2 658,1 milliards de FCFA, correspondant à une croissance de 12,2%. Le Sénégal suit avec 807,8 milliards (+7,5%), tandis que le Mali affiche une progression de 574,5 milliards (+11,9%). Le Burkina Faso enregistre une hausse de 527,1 milliards (+8,2%), le Bénin 383,7 milliards (+10,0%), le Niger 164,9 milliards (+8,2%) et le Togo 101,3 milliards (+3,3%). Seule la Guinée-Bissau a vu ses disponibilités reculer, avec une baisse de 5,8 milliards de FCFA, soit -1,1%.
Au quatrième trimestre 2025, les actifs extérieurs nets de l’Union ont progressé de 3 206,9 milliards de FCFA, soit une hausse de 23,6% en variation trimestrielle.
Toutes les économies membres ont enregistré des hausses, particulièrement la Côte d’Ivoire (+1 133,3 milliards ; +19,9%), le Burkina Faso (+640,7 milliards ; +26,0%), le Mali (+525,8 milliards ; +256,8%), le Sénégal (+342,5 milliards ; +15,2%), le Bénin (+366,2 milliards ; +27,4%), le Niger (+132,9 milliards ; +38,0%) et le Togo (+76,4 milliards ; +7,5%).
Seule la Guinée-Bissau a connu un recul de 10,9 milliards de FCFA (-4,0%).
Les créances du secteur bancaire sur les autres secteurs de l’économie (hors administrations publiques) ont augmenté de 1 547,9 milliards de FCFA, soit +4,5%. Les progressions les plus marquées concernent la Côte d’Ivoire (+1 296,7 milliards ; +9,9%) et le Sénégal (+227,6 milliards ; +3,2%). Des hausses plus modérées ont été observées au Mali (+52,4 milliards ; +1,4%), au Togo (+33,1 milliards ; +1,9%), au Bénin (+24,7 milliards ; +0,8%), au Niger (+14,6 milliards ; +1,1%) et en Guinée-Bissau (+2,2 milliards ; +1,3%).
En revanche, le Burkina Faso a enregistré une baisse de 103,4 milliards de FCFA (-2,5%).
Les créances nettes du secteur bancaire sur les administrations centrales se sont établies à 16 848,2 milliards de FCFA, contre 15 935,0 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de 913,2 milliards (+5,7%). Cette évolution traduit une détérioration de la position nette des administrations centrales.
Les hausses les plus importantes concernent la Côte d’Ivoire (+481,3 milliards ; +6,7%), le Sénégal (+275,1 milliards ; +7,1%), le Burkina Faso (+184,2 milliards ; +21,7%), le Bénin (+45,3 milliards ; +19,9%), le Togo (+5,8 milliards ; +0,9%) et la Guinée-Bissau (+2,5 milliards ; +1,6%).
À l’inverse, le Mali (-53,0 milliards ; -6,7%) et le Niger (-27,9 milliards ; -1,3%) ont vu leurs créances reculer.
Khadidiatou Maïga
