Le processus de modernisation de la gestion des finances publiques au Burkina Faso poursuit sa dynamique. Réuni en session ordinaire le 21 octobre 2026, le Comité de pilotage du Plan d’action intégré des réformes des finances publiques (PAIRFP) a franchi une nouvelle étape en procédant à l’examen et à l’adoption de plusieurs documents stratégiques destinés à consolider les acquis des réformes et à orienter les actions futures. Cette session a été principalement consacrée à l’analyse de trois documents majeurs : le rapport de mise en œuvre du PAIRFP arrêté au 30 septembre 2026, le plan d’action des réformes issu de l’évaluation PEFA 2025 pour la période 2027-2029 ainsi que la programmation du PAIRFP couvrant la même période.
L’examen du rapport de mise en œuvre du PAIRFP au 30 septembre 2026 a permis de mettre en évidence les progrès enregistrés dans plusieurs domaines clés de la gestion des finances publiques. Parmi les avancées relevées figurent notamment l’amélioration de la fiabilité des prévisions de recettes, le renforcement de la transparence budgétaire, la production régulière des documents financiers, la modernisation des outils de gestion ainsi que le développement des mécanismes de contrôle et de suivi. Ces résultats témoignent des efforts engagés par les autorités pour renforcer l’efficacité de l’administration financière, améliorer la qualité de l’information budgétaire et promouvoir une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Dans le souci de poursuivre cette dynamique, les membres du Comité ont étudié le projet de plan d’action des réformes découlant de l’évaluation PEFA 2025. Ce document stratégique prévoit la mise en œuvre de 90 mesures de réforme, articulées autour de 25 indicateurs et 73 composantes ciblées, pour un coût global estimé à 1,290 milliard de FCFA sur la période 2027-2029.
L’objectif est d’apporter des réponses concrètes aux insuffisances identifiées lors des évaluations tout en consolidant les performances déjà enregistrées. Les actions programmées visent notamment à renforcer davantage la transparence, la discipline budgétaire, la qualité de la dépense publique et l’efficacité des mécanismes de gouvernance financière.
Présidant les travaux, le Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, a insisté sur l’importance d’une approche pragmatique et orientée vers les résultats.
Selon lui, la réussite des réformes ne dépend pas du nombre d’actions inscrites dans les programmes, mais de leur pertinence et de leur capacité à répondre efficacement aux faiblesses identifiées. Il a ainsi appelé les différents acteurs à privilégier des mesures réalistes, ciblées et susceptibles de produire des impacts concrets et mesurables sur la qualité de la gestion des finances publiques.
Awa Sanogo
