Le Ghana continue de s’imposer comme une référence africaine en matière de gouvernance et de régulation du secteur de l’or. Dans cette dynamique, une délégation du Conseil des mines, du pétrole et du gaz du Rwanda, conduite par sa directrice générale, Alice Uwase, a effectué une visite de travail auprès du Ghana Gold Board (GoldBod) afin de s’informer sur les réformes engagées par le pays dans l’industrie aurifère.
Au cours de cette visite, les représentants rwandais ont exprimé leur satisfaction face aux avancées réalisées par le Ghana dans la transformation de son secteur aurifère. Ils ont notamment salué le rôle joué par GoldBod dans l’amélioration du système de délivrance des licences, la lutte contre la contrebande, la promotion de la valeur ajoutée locale ainsi que les efforts déployés en faveur de la protection de l’environnement. Pour la délégation conduite par Alice Uwase, les réformes engagées par le Ghana constituent une expérience précieuse susceptible d’inspirer d’autres pays africains désireux de mieux valoriser leurs ressources minières tout en renforçant leur contribution au développement économique national.
Lors des échanges, Sammy Gyamfi a mis en lumière les performances enregistrées par GoldBod et leur impact sur l’économie nationale. Selon lui, les exportations d’or ont généré 10,8 milliards de dollars en 2025, confirmant le rôle stratégique du métal précieux dans les recettes d’exportation du Ghana. Cette dynamique s’est poursuivie en 2026, avec des exportations atteignant 11,6 milliards de dollars à fin octobre, illustrant la vitalité du secteur et l’efficacité des réformes engagées.
Le dirigeant de GoldBod a également insisté sur la nécessité pour les pays africains de renforcer les échanges d’expériences et le partage de bonnes pratiques afin d’optimiser l’exploitation de leurs ressources naturelles.
Les discussions ont également porté sur les initiatives visant à promouvoir une exploitation aurifère plus durable et plus inclusive. Le directeur de GoldBod chargé de l’exploitation responsable, Professeur Ishmael Quaicoo, a présenté plusieurs programmes mis en œuvre pour accompagner la formalisation de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle. Ces initiatives comprennent notamment des mécanismes de financement destinés aux acteurs du secteur, des actions de sensibilisation aux bonnes pratiques environnementales ainsi que des mesures favorisant la transformation responsable de l’or. L’objectif est de concilier performance économique, création de valeur locale et préservation de l’environnement, tout en améliorant les conditions de travail des communautés minières. Cette visite illustre la volonté croissante des pays africains de mutualiser leurs expériences afin de relever les défis liés à la gouvernance des ressources naturelles.
Korotoumou Sylla
