A LA UNEMali: cinq années de refondation de la gouvernance minière sous le signe...

Mali: cinq années de refondation de la gouvernance minière sous le signe de la souveraineté économique

Sous l’impulsion du Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta, le ministère des Mines a profondément transformé, de 2020 à nos jours, la gouvernance de l’industrie extractive. Guidée par le mot d’ordre « que l’or brille pour les Maliens », cette refondation s’est traduite par des réformes législatives historiques, une modernisation technologique et une diversification stratégique des ressources.

Lors de la célébration de l’an 5 de la Transition, le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, a rappelé que le Mali a choisi de reprendre en main l’exploitation de ses ressources à travers un contrôle accru et une redistribution équitable des bénéfices.

Les mesures phares incluent : l’adoption du Code minier 2023 et de la loi sur le Contenu Local, un audit sectoriel ayant permis le recouvrement de plus de 760 milliards FCFA auprès des compagnies minières, la suppression des avantages fiscaux excessifs et des clauses de stabilité, la digitalisation de l’administration minière et la création de nouvelles institutions spécialisées (CCAM, OMASP, SOPAMIM, SOREM).

La réforme a permis la création et la redynamisation de cinq fonds miniers, dont le Fonds minier de développement local. En 2026, celui-ci a redistribué 18,4 milliards FCFA à 819 communes pour financer des infrastructures essentielles en santé, eau et éducation. Le Chef de l’État a remis officiellement les chèques aux collectivités le 12 mars 2026 à Koulouba.

La loi sur le Contenu Local impose désormais aux multinationales d’employer prioritairement des cadres maliens et de sous-traiter avec des entreprises locales, favorisant l’émergence de champions nationaux.

Par ailleurs, la diversification minière s’est concrétisée avec l’entrée en production du projet de lithium de Bougouni, qui, aux côtés de Goulamina, propulse le Mali au premier rang des producteurs africains avec des prévisions de plus de 590 000 tonnes de concentré de spodumène en 2026.

La création de la Brigade Spéciale des Mines illustre la volonté de lutter contre l’exploitation illégale, de sécuriser les couloirs d’orpaillage artisanal et de protéger les populations contre l’usage de produits chimiques dangereux.

Dans le cadre de la coopération avec la Russie, le Mali supervise la construction d’une usine locale de raffinage d’or et d’une usine d’explosifs industriels, réduisant ainsi sa dépendance aux importations.

Les perspectives du ministère des Mines s’articulent autour du renforcement du capital humain, de l’opérationnalisation de l’École des Mines et du Pétrole, et de la poursuite de la diversification des ressources.

Souleymane Coulibaly

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Contenu exclusif

Derniers Articles

Plus d'articles