Un accord intergouvernemental de 25 milliards de dollars sera signé en 2026 pour la réalisation du gazoduc Nigeria–Maroc. L’annonce a été faite le lundi 13 avril 2026 par Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM).
Baptisé gazoduc africain Atlantique, l’ouvrage s’étendra sur près de 6 900 kilomètres et disposera d’une capacité annuelle de 30 milliards de mètres cubes. Il vise à soutenir les exportations marocaines et européennes, tout en renforçant l’intégration énergétique régionale.
Le projet bénéficie de l’appui de la CEDEAO et, selon les études, a déjà franchi les étapes de faisabilité et d’ingénierie. Sa mise en œuvre reposera sur une coentreprise entre l’ONHYM du Maroc et la NNPC du Nigeria, chargée de l’exécution et du financement. Cette alliance est perçue par de nombreux observateurs comme un levier de croissance industrielle et de coopération régionale.
À en croire Amina Benkhadra, le premier gaz devrait circuler en 2031. Les tronçons initiaux relieront le Maroc à la Mauritanie, au Sénégal, au Ghana et à la Côte d’Ivoire, marquant une avancée progressive vers l’interconnexion continentale. L’intérêt des investisseurs demeure élevé, bien que le bouclage financier du projet reste en discussion.
Aminata Dembélé
