Lors des échanges consacrés à l’emprunt obligataire de 2 500 milliards GNF, le Président de l’Association Professionnelle des Banques (APB) a tenu à réaffirmer la détermination des établissements bancaires à accompagner le financement des priorités nationales. Cette déclaration traduit la volonté du secteur bancaire de s’inscrire pleinement dans la dynamique de mobilisation des ressources internes, en soutenant les projets structurants et en renforçant la confiance des investisseurs. Elle souligne également le rôle stratégique des banques dans la consolidation de la trajectoire économique du pays, en mettant leurs capacités de financement au service du développement national.
Avec un total bilan passé de 4,2 milliards USD en 2021 à 14,2 milliards USD en août 2026, le secteur bancaire guinéen confirme sa dynamique de croissance soutenue et son rôle central dans le financement de l’économie nationale. Sur la même période, les banques ont mobilisé 3,6 milliards USD en faveur des émissions de l’État, illustrant leur contribution directe au développement du marché des titres publics et à la consolidation de la trajectoire budgétaire nationale. Ces performances traduisent non seulement la solidité du système bancaire, mais aussi son engagement croissant à accompagner les priorités économiques et financières du pays.
Au‑delà de l’appui traditionnel aux finances publiques, le secteur bancaire guinéen affiche désormais une ambition élargie : celle d’ouvrir davantage la participation aux entreprises et aux particuliers.
L’objectif est de renforcer la mobilisation de l’épargne nationale et de la canaliser vers des investissements productifs, capables de soutenir la croissance et de diversifier les sources de financement de l’économie. Cette orientation traduit une volonté claire de faire du système bancaire un vecteur inclusif, apte à accompagner aussi bien les grands projets structurants que les initiatives portées par les ménages et les PME. Elle marque une étape importante dans la transformation du paysage financier guinéen, où les banques ne se limitent plus à soutenir l’État, mais cherchent à devenir des partenaires stratégiques de l’ensemble des acteurs économiques.
En réaffirmant leur engagement, les banques guinéennes entendent consolider leur rôle de partenaires stratégiques de l’État, tout en contribuant à l’essor d’un marché financier plus profond, plus diversifié et davantage tourné vers la transformation économique du pays.
Souleymane Coulibaly
