Sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 23 juillet 2026 et a examiné plusieurs dossiers majeurs, adoptant des décisions stratégiques pour la bonne marche de la Nation.
Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi rectificative de la loi de finances 2026, traduisant la vitalité et la dynamique de l’économie nationale.
Les recettes budgétaires connaissent une progression notable, passant de 3 400 à 3 700 milliards FCFA, signe d’une mobilisation accrue des ressources. Les dépenses publiques suivent cette tendance, augmentant de 3 900 à 4 200 milliards FCFA, afin de répondre aux besoins croissants de la Nation. L’épargne budgétaire s’améliore sensiblement, atteignant 900 milliards FCFA contre 600 milliards initialement prévus, renforçant ainsi la capacité de financement interne. Malgré ces ajustements, le déficit budgétaire demeure maîtrisé et contenu à 2,6 % du PIB, garantissant la stabilité macroéconomique.
Au-delà des chiffres, cette loi rectificative prévoit des mesures de soutien à l’offensive agropastorale et halieutique, ainsi qu’un renforcement des capacités des entreprises opérant dans ces secteurs. L’objectif est de transformer les performances économiques en leviers concrets pour la souveraineté alimentaire et la création de richesses locales.
La Ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, a expliqué que cette révision s’imposait pour intégrer les recettes supplémentaires mobilisées au premier semestre : « Au vu des bonnes performances en matière de mobilisation de recettes, il a été jugé bon de prendre en compte un certain nombre de recettes supplémentaires », a-t-elle déclaré. Cette embellie est attribuée à la stabilité retrouvée et aux efforts des régies de recettes, notamment la Douane et les Impôts, qui ont amélioré la collecte et renforcé la discipline fiscale.
Cette révision budgétaire illustre la volonté du Gouvernement de capitaliser sur les performances économiques pour soutenir les secteurs stratégiques et maintenir l’équilibre macroéconomique. En consolidant les recettes et en orientant les dépenses vers des priorités nationales, le Burkina Faso affirme sa détermination à bâtir une économie résiliente et inclusive.
Souleymane Coulibaly
