En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui se tiennent à Bangkok, en Thaïlande, le gouvernement tchadien a poursuivi sa série de consultations stratégiques avec les principaux partenaires financiers internationaux. Le mercredi 14 octobre 2026, le Ministre d’État, Ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, accompagné du Ministre délégué Saleh Bourma Ali ainsi que des membres de la délégation tchadienne, a ainsi rencontré Ousmane Diagana, Vice-Président de la Banque mondiale.
Cette audience de haut niveau a permis aux deux parties de faire le point sur l’état de leur coopération et d’examiner les perspectives de renforcement des programmes de développement mis en œuvre au Tchad. Les discussions se sont inscrites dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques, climatiques et sociaux, mais également par les progrès enregistrés par le pays dans plusieurs domaines stratégiques.
Au cours des échanges, la Banque mondiale a salué plusieurs avancées majeures réalisées par les autorités tchadiennes. L’institution a notamment félicité le gouvernement pour le succès du Sommet de l’eau, considéré comme une étape importante dans la mobilisation des acteurs autour des enjeux liés à la gestion durable des ressources hydriques. Elle a également mis en avant la résilience de l’économie tchadienne face aux chocs extérieurs et aux incertitudes qui continuent d’affecter l’environnement économique international.
La Banque mondiale a par ailleurs exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement du recensement général de la population, une opération jugée essentielle pour améliorer la planification des politiques publiques, renforcer la qualité des statistiques nationales et mieux orienter les investissements dans les secteurs sociaux prioritaires.
Les deux délégations ont également abordé plusieurs questions cruciales pour l’avenir du pays. Une attention particulière a été accordée aux risques climatiques liés au phénomène El Niño, dont les effets pourraient accentuer les épisodes de sécheresse et fragiliser davantage les populations dépendantes des activités agropastorales. Dans ce contexte, les discussions ont mis en évidence la nécessité d’accroître les capacités d’adaptation du Tchad face aux dérèglements climatiques et de renforcer les mécanismes de prévention des crises.
L’accès à l’eau potable, à l’électricité et à une éducation de qualité a également occupé une place centrale dans les échanges. Ces secteurs constituent des leviers essentiels pour améliorer les conditions de vie des populations, soutenir la croissance économique et favoriser un développement inclusif et durable.
Aminata Dembélé
