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A Charm el-Cheikh, la BAD veut accélérer la mise en œuvre des décisions de Dakar 2 sur la souveraineté alimentaire - L'économiste du Mali
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A Charm el-Cheikh, la BAD veut accélérer la mise en œuvre des décisions de Dakar 2 sur la souveraineté alimentaire

Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement qui se déroulent du 22 au 26 mai 2023, à Charm el-Cheikh, en Égypte, sont une occasion pour l’institution panafricaine de développement de poursuivre les discussions sur la manière d’accélérer la mise en œuvre des décisions du sommet sur la souveraineté alimentaire et la résilience de l’Afrique (Dakar 2).

En janvier dernier à Dakar, les partenaires au développement s’étaient engagés à apporter 30 milliards de dollars sur cinq ans pour soutenir la mise en œuvre de pactes nationaux agricoles. La Banque africaine de développement a décidé d’engager 10 milliards de dollars pour que l’Afrique produise suffisamment de denrées alimentaires pour éradiquer la faim et devenir un des principaux fournisseurs de denrées alimentaires dans le monde.

Il faut dire que pour l’instant, l’Afrique, qui possède 65 % des terres arables non cultivées dans le monde, continue d’importer plus de 100 millions de tonnes de nourriture, d’une valeur annuelle estimée à 75 milliards de dollars. Or, au-delà de la simple résilience, le continent africain peut devenir une véritable puissance alimentaire mondiale.

Au-delà des solutions pour accélérer la mise en œuvre des décisions de Dakar 2, les panélistes à Charm el-Cheikh devront se pencher sur une question d’actualité de plus en plus complexe : le climat n’est plus le seul obstacle pour l’éclosion de l’agriculture africaine. Le conflit russo-ukrainien a placé les systèmes alimentaires face à un triple défi : productif, économique et géopolitique. La capacité des Africains à produire et à se nourrir s’en trouve fragilisée. Le conflit perturbe fortement l’approvisionnement mondial en denrées alimentaires et provoque l’envolée des prix des matières premières notamment alimentaires. On estime que plus de 280 millions de personnes en Afrique souffrent de la faim.

Parmi les solutions envisagées pour l’agriculture africaine et qui seront discutées, figure la vulgarisation des technologies pour assurer une plus grande productivité des terres agricoles africaines, en évitant de nouvelles déforestations. Un instrument clé de cet effort est le programme phare de la Banque africaine de développement, Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT), lancé en 2018 dans le cadre de sa stratégie décennale « Nourrir l’Afrique ». En exploitant la puissance de la technologie, TAAT vise à augmenter la production alimentaire africaine de 100 millions de tonnes et à sortir 40 millions de personnes de la pauvreté d’ici à 2025.

Le programme déploie actuellement des technologies à grande échelle dans neuf chaînes de valeur de produits de base : maïs, riz, blé, haricot à haute teneur en fer, manioc, patate douce à chair orange, sorgho/millet, élevage et aquaculture. L’Éthiopie, souvent associée à la famine, est un pays où le programme TAAT a connu un succès remarquable. Le pays envisage de devenir un exportateur de blé grâce au succès de TAAT.

« Aujourd’hui, nous disposons des technologies nécessaires pour nourrir l’Afrique », a déclaré le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, au sommet de Dakar 2. « Elles sont en rayon, mais nous devons les retirer du rayon et les mettre entre de bonnes mains. Le système de recherche et développement est capable de développer des technologies qui permettront à l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques, mais également d’être productive, efficace et compétitive. », avait-il souligné.

L’autre question essentielle, qui est transversale, est celle de la mobilisation des ressources financières. Les banques nationales et commerciales en Afrique considèrent souvent l’agriculture comme une activité risquée et accordent rarement des prêts aux petits exploitants sans demander de garantie en retour, ce que les agriculteurs pauvres ne peuvent fournir. Là aussi, la Banque africaine de développement a continué de jouer son rôle de catalyseur et met en place des outils de « dérisquage ».

Le 16 mai 2023, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert à une dotation budgétaire de 11,70 millions de dollars au Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE). Ces ressources visent à aider le fonds spécial créé par l’Union africaine à fournir des engrais à moindre coût et à temps, aux petits exploitants agricoles au cours de l’année 2023. Le 14 avril 2023, l’institution multilatérale de financement du développement pour la région africaine a lancé, avec le gouvernement de Madagascar, un Projet d’urgence de renforcement de la production alimentaire, qui s’inscrit lui-même dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence. Cette facilité de 1,5 milliards de dollars vise à fournir des semences certifiées résistants au climat à 20 millions de petits exploitants agricoles africains pour produire 38 millions de tonnes de denrées alimentaires en deux ans. 

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