Dans un décret publié le lundi 27 juillet 2026, le Président Guinéen, Mamadi Doumbouya a procédé à un remaniement partiel du Gouvernement. Cette réorganisation, qui conserve plusieurs figures clés à leurs postes, traduit une volonté de maintenir la stabilité tout en opérant des ajustements ciblés.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah demeure à la tête du Gouvernement, garant de la cohérence de l’action publique. De même, plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles, assurant une continuité dans les secteurs stratégiques tels que la justice, les finances, la sécurité et les affaires étrangères. Certains responsables changent de département tout en restant au sein de l’équipe gouvernementale. Alpha Bacar Barry, ancien ministre de l’enseignement pré-universitaire, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, prend désormais en charge le ministère de l’élevage. Il est remplacé par Bintou Keita, ancienne représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies au Congo, qui devient ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Aboubacar Kourouma, précédemment secrétaire général du ministère de la modernisation de l’administration et de la fonction publique, est nommé ministre de l’industrie et du commerce.
Ibrahim Sory II Tounkara conserve la responsabilité du ministère de la Justice et des droits de l’homme, garantissant la continuité dans la réforme judiciaire et la protection des libertés fondamentales. À la Défense nationale, c’est Ibrahima Kalil Condé qui demeure chargé de la sécurité stratégique et de la préservation de la souveraineté. Le portefeuille de l’Administration du territoire et de la décentralisation revient à Djenabou Touré, appelée à renforcer la gouvernance locale et l’efficacité des collectivités. La Sécurité et la protection civile est confiée à Ahmed Mohamed Oury Diallo, chargé de consolider les dispositifs de prévention et de gestion des crises. Les Affaires étrangères et l’intégration africaine restent sous la houlette de Morissanda Kouyaté, qui poursuit la diplomatie régionale et la défense des intérêts des Guinéens établis à l’étranger. À l’Économie, aux finances et au budget, Mariama Ciré Sylla assure la conduite des politiques budgétaires et financières. Le Plan et la coopération internationale est dirigé par Ismaël Nabé, chargé de coordonner les projets de développement. Le ministère de l’Emploi et de la protection sociale est confié à Mory Condé, garant des politiques d’insertion et de protection des travailleurs. La Modernisation de l’administration et de la fonction publique est pilotée par Faya François Bourouno, chargé de réformer et d’optimiser l’appareil administratif. Le secteur des Mines et de la géologie est placé sous la responsabilité de Bouna Sylla, acteur clé de la valorisation des ressources naturelles. L’Agriculture est dirigée par Félix Lamah, tandis que l’Élevage revient à Alpha Bacar Barry, récemment redéployé. La Pêche et l’économie maritime est confiée à Fatima Camara, chargée de dynamiser un secteur stratégique pour l’économie nationale. Le ministère de l’Industrie et du commerce est désormais dirigé par Aboubacar Kourouma, ancien secrétaire général au ministère de la fonction publique. L’Enseignement supérieur et la recherche scientifique est placé sous la responsabilité de Djami Diallo, tandis que l’Éducation nationale et la formation professionnelle est confiée à Bintou Keita, forte de son expérience internationale. La Culture, le tourisme et l’artisanat sont dirigés par Moussa Moise Sylla, et la Santé et l’hygiène publique par Khaité Sall. Le ministère de la Femme, de la famille et de la solidarité est confié à Aminata Kaba, tandis que la Jeunesse est portée par Lansana Bea Diallo et les Sports par Cellou Baldé. Les Infrastructures sont dirigées par Facinet Sylla, et les Transports par Ousmane Gaoual Diallo. La Communication et l’innovation numérique est confiée à Mourana Soumah, chargé de moderniser le secteur digital. L’Environnement et le développement durable est placé sous la responsabilité de Fassou Théa, et l’Énergie sous celle de Laye Sékou Camara. Le ministère de l’Assainissement, de l’hydraulique et des hydrocarbures est confié à Aboubacar Camara, tandis que l’Urbanisme et l’habitat revient à Mohamed Lamine Sy Savané. Tamba Benoît Kamano occupe la fonction de Secrétaire général du Gouvernement, et Elhadj Karamo Diawara celle de Secrétaire général aux affaires religieuses.
Ce remaniement illustre une stratégie de renforcement sectoriel, où l’expérience de certains cadres est réorientée vers de nouveaux domaines, tandis que des profils internationaux, comme celui de Bintou Keita, viennent enrichir l’équipe. La combinaison de continuité et de renouvellement vise à consolider l’action gouvernementale et à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires du pays.
Korotoumou Sylla
