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Relance minière au Mali: quatre permis de recherche renouvelés par le Conseil des ministres

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire le mercredi 2 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. Cette rencontre a marqué une étape importante dans la relance des activités minières, après plusieurs années de suspension des renouvellements de titres.

Sur rapport du ministre des Mines, le Conseil a adopté plusieurs projets de décret relatifs au premier renouvellement de permis de recherche d’or et de substances minérales du groupe 2 : YIYUAN MINES SARL, dont le permis a été cédé en 2021 à HONGDA LIUJIU SARL, pour le périmètre d’Ourounia (Cercle de Bougouni). A.NA.DI.S SARL, pour le périmètre de Dézébéla (Cercle de Sikasso). L’HORIZON SARL, pour les périmètres de Faladiè-Nord (Cercle de Kangaba) et de Liberta-Sud (Cercle de Kéniéba). Selon le Conseil des ministres, ces permis, initialement octroyés en 2019, 2021 et 2022, avaient été affectés par la suspension du processus de renouvellement intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Les travaux de recherche menés sur les périmètres concernés ont révélé plusieurs anomalies géologiques justifiant la poursuite des investigations. Les projets de décret adoptés permettront aux sociétés minières de prolonger leurs activités pour une durée supplémentaire de trois ans, renouvelable une fois, conformément aux dispositions du Code minier.

La décision du Conseil des Ministres s’inscrit dans une logique de relance progressive du secteur minier, pilier stratégique de l’économie malienne. Après une période de suspension marquée par des incertitudes réglementaires et institutionnelles, ce renouvellement traduit une volonté de restaurer la confiance des investisseurs et de sécuriser les projets en cours. Ces renouvellements devraient stimuler les investissements, renforcer la recherche géologique et ouvrir la voie à la découverte de gisements exploitables. Ils participent également à la diversification des revenus de l’État dans un contexte de transition budgétaire délicate. La poursuite des activités minières est porteuse d’emplois et de retombées locales, mais elle exige une vigilance accrue quant à la redistribution des bénéfices et à la protection des communautés riveraines. Cette décision illustre la volonté du Gouvernement de consolider la souveraineté nationale sur ses ressources naturelles, tout en respectant les engagements pris dans le cadre du Code minier.

La relance des permis miniers apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’un État qui entend conjuguer sécurité juridique, attractivité économique et responsabilité sociale, dans une période de transition où chaque décision contribue à redéfinir les fondements de la gouvernance.

Khadidiatou Maïga

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