SECTEURSMinesRedistribution des permis miniers: le gouvernement nigérien cherche à maximiser les recettes...

Redistribution des permis miniers: le gouvernement nigérien cherche à maximiser les recettes et stimuler l’emploi

Sous la présidence du Général d’Armée Abdourahmane Tiani, Président de la République, Chef de l’État et Président du Conseil des Ministres, le gouvernement s’est réuni ce vendredi 21 août 2026 dans la salle des délibérations. Cette session a été marquée par l’adoption de décisions majeures au titre du Ministère des Mines, confirmant la volonté du Niger de consolider sa souveraineté sur ses ressources stratégiques et de renforcer leur rôle dans le développement national.

Le Conseil a validé l’octroi d’un Permis pour Grande Exploitation Minière d’uranium dans la commune d’Arlit, département d’Arlit, région d’Agadez, à la société Teloua Safeguarding Uranium Mining Company (TSUMCO SA). Cette société a été créée en remplacement de la SOMAÏR, nationalisée récemment, afin d’assurer la continuité de l’exploitation. Le décret consacre l’exploitation du périmètre « In Azazou », permettant de maintenir la production d’uranium, ressource stratégique pour l’économie nigérienne et pour les équilibres énergétiques mondiaux.

Le Conseil a également approuvé la réattribution du permis « MADAOUELA I » à la société Madaouela Mining Company (MAMICO). Ce permis, revenu au domaine public en 2024, est désormais confié à MAMICO. La société s’engage à verser une redevance initiale de 10 millions USD à l’État. Elle prévoit la création d’environ 1000 emplois pour les jeunes Nigériens, tout en donnant la priorité aux entreprises locales pour les services et fournitures. MAMICO contribuera au renforcement des capacités de l’administration des Mines et au développement des collectivités locales impactées par le projet.

Ces décisions traduisent une orientation stratégique multidimensionnelle : Les recettes directes issues des redevances et l’essor de l’emploi constituent un levier de croissance et de redistribution.

L’État affirme sa souveraineté sur l’uranium, ressource longtemps au cœur de tensions internationales, en reprenant la main sur les permis et en imposant des conditions strictes aux sociétés exploitantes.

Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la compétition pour les ressources stratégiques, le Niger se positionne comme un acteur incontournable, capable de négocier ses partenariats sur une base plus équilibrée.

La session du 21 août 2026 illustre une nouvelle étape dans la gouvernance minière du pays. En attribuant et en réattribuant ces permis, le gouvernement cherche à conjuguer continuité de l’exploitation, maximisation des retombées économiques et affirmation de la souveraineté nationale. L’uranium, ressource vitale pour l’avenir énergétique mondial, devient ainsi un instrument de puissance et de développement pour le Niger.

Nana Touré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Contenu exclusif

Derniers Articles

Plus d'articles