L’atelier consacré à la mise en relation et à l’opérationnalisation du contenu local dans le secteur pétrolier s’est achevé sur une note de satisfaction générale. Parmi les moments forts, la présentation du Secrétaire Général du Ministère du Pétrole, Abdoul Karim Mohamed Ali, a retenu l’attention, puisqu’il a également prononcé le discours de clôture des travaux.
Dans son intervention, le Secrétaire Général a rappelé l’importance croissante de l’industrie pétrolière dans l’économie nationale : 7 000 milliards de FCFA d’investissements cumulés. 2 000 milliards de FCFA de chiffre d’affaires annuel. 700 milliards de FCFA de commandes annuelles en biens, travaux et services. Sur la période allant de 2026 à mars 2027, près de 170 milliards de FCFA de marchés sont réservés aux entreprises nigériennes, une opportunité considérable pour stimuler la croissance endogène.
Le Secrétaire Général a insisté sur l’enjeu majeur : faire en sorte qu’une part croissante de la richesse pétrolière reste dans l’économie nationale. Cela passe par : Plus de marchés attribués aux entreprises locales. La création d’emplois pour les jeunes. Le développement de compétences durables. Cette orientation s’inscrit dans la politique de contenu local, érigée en priorité nationale par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani dans le cadre du Programme de Refondation de la République (PRR 2025-2029).
Depuis décembre 2025, un vaste processus d’enregistrement a permis de recenser 535 entreprises nationales, réparties dans 16 secteurs stratégiques de la chaîne de valeur pétrolière, offrant ainsi une cartographie précise des capacités disponibles au Niger. L’ordonnance du 16 juillet 2026 a doté le pays d’un cadre juridique solide, assorti d’instruments opérationnels tels qu’un répertoire des entreprises, une plateforme de mise en relation, un fonds d’appui et des mécanismes de suivi destinés à garantir l’efficacité et la transparence du contenu local. Les opportunités offertes par le secteur pétrolier s’étendent sur un spectre particulièrement large : du forage à la construction et maintenance des centrales et pipelines, en passant par le transport, la sécurité, les banques et assurances, l’ingénierie, les télécommunications, la restauration et les services environnementaux.
L’accès à ces marchés reste conditionné au respect de normes élevées : compétences techniques, gouvernance, capacité financière et conformité aux standards de qualité, santé, sécurité et environnement. L’atelier a ainsi rapproché opérateurs pétroliers, entreprises, banques et compagnies d’assurances pour transformer les opportunités en contrats concrets.
Korotoumou Sylla
