Le gouvernement nigérien a décidé de préserver le pouvoir d’achat des populations en rejetant la recommandation du Conseil consultatif de la Refondation (CCR) relative à une augmentation des prix des hydrocarbures. Réuni en Conseil des ministres le vendredi 9 octobre 2026 sous la présidence du Président le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, l’Exécutif a opté à l’inverse pour une réduction des prix à la pompe du super et du gasoil.
Dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés énergétiques internationaux et les pressions inflationnistes observées dans plusieurs pays, les autorités nigériennes ont choisi de privilégier l’allègement du coût de la vie des ménages et le soutien aux activités économiques.
Au cours de ses travaux, le Conseil des ministres a examiné les recommandations formulées par les membres du Conseil consultatif de la Refondation concernant le secteur des hydrocarbures.
Parmi les propositions soumises figurait une augmentation des prix des carburants afin de prendre en compte certaines contraintes économiques et budgétaires.
Toutefois, selon les conclusions du Conseil des ministres, cette option n’a pas été retenue. Les autorités ont estimé que les difficultés déjà supportées par les populations ne justifiaient pas l’adoption d’une mesure susceptible d’alourdir davantage les charges des ménages et des acteurs économiques. Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée du gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des Nigériens et de limiter les effets des fluctuations du marché énergétique sur la vie quotidienne.
Sur instruction du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le gouvernement a annoncé une réduction des prix de vente des principaux carburants.
Ainsi : le prix du litre de Super passe de 540 FCFA à 499 FCFA, soit une baisse de 41 FCFA ; le prix du litre de Gasoil est ramené de 668 FCFA à 618 FCFA, soit une réduction de 50 FCFA. Cette mesure devrait avoir des répercussions positives sur les coûts de transport, les activités économiques et le budget des ménages, le carburant constituant un facteur déterminant dans la formation des prix de nombreux biens et services.
La baisse des prix des carburants intervient dans un contexte où les autorités multiplient les initiatives visant à renforcer la souveraineté économique et à améliorer les conditions de vie des populations.
Pour le gouvernement, cette décision traduit la volonté de faire bénéficier directement les Nigériens des ressources nationales et des marges de manœuvre dégagées par l’économie du pays.
En refusant une hausse des prix des hydrocarbures et en optant pour une baisse, le gouvernement nigérien envoie un message politique fort. Alors que plusieurs pays sont confrontés à des ajustements tarifaires dans le secteur énergétique, Niamey privilégie une approche orientée vers la protection du pouvoir d’achat et le soutien à la consommation intérieure.
Cette décision pourrait favoriser l’activité économique à court terme en réduisant les charges supportées par les transporteurs, les entreprises et les ménages. Elle comporte toutefois un enjeu budgétaire important, dans la mesure où le maintien de prix relativement bas nécessite souvent des mécanismes de compensation ou une mobilisation accrue des recettes publiques.
Nana Touré
