Avec un total bilan de 1 886,8 milliards FCFA, la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) domine largement le marché béninois. Elle détient 24 % des parts de marché et se hisse au 8ᵉ rang de l’UMOA, confirmant son statut de pilier du système bancaire national.
Derrière la BIIC, trois banques se disputent les positions fortes du marché béninois. La BOA Bénin, avec un total bilan de 966,6 milliards FCFA et une part de marché de 12,3 %, occupe le 24ᵉ rang dans l’UMOA. Elle est suivie de près par Coris Bank International Bénin (850,3 milliards FCFA, 10,8 %, 27ᵉ UMOA) et par la NSIA Banque Bénin (835,5 milliards FCFA, 10,6 %, 28ᵉ UMOA). À elles seules, ces quatre institutions concentrent plus de 57 % du marché, illustrant la forte concentration du secteur bancaire national.
Les filiales de grands groupes panafricains et internationaux occupent des positions intermédiaires. Ecobank Bénin se distingue avec un total bilan de 720,9 milliards FCFA, soit 9,2 % du marché, ce qui la place au 35ᵉ rang de l’UMOA. Derrière, UBA Bénin et BSIC Bénin se retrouvent au coude-à-coude, chacune avec environ 5,9 % de part de marché. Enfin, la Société Générale Bénin, Orabank Bénin et BGFI Bank Bénin ferment le classement, avec des parts comprises entre 4 et 4,3 %.
Si certaines banques affichent une puissance notable au niveau national, leur poids reste plus modeste dans l’espace UMOA. Ainsi, Ecobank Bénin et UBA Bénin figurent respectivement aux 35ᵉ et 57ᵉ rangs régionaux, tandis que les trois dernières du classement béninois se situent au-delà de la 75ᵉ place.
Le système bancaire béninois à fin 2025 se caractérise par une domination nette de la BIIC, suivie d’un noyau de trois banques solides, puis d’un ensemble de challengers internationaux. Cette configuration traduit une forte concentration du marché, où quelques acteurs structurent l’essentiel de l’activité, tandis que les autres se positionnent sur des niches spécifiques ou des segments de clientèle ciblés.
Khadidiatou Maïga
