ECONOMIESActualitésIDE au Mali: le Canada largement en tête des principaux investisseurs étrangers...

IDE au Mali: le Canada largement en tête des principaux investisseurs étrangers en 2024

Les investissements directs rangersét (IDE) continuent de jouer un rôle déterminant dans le financement de l’économie malienne. Selon les données de la BCEAO relayées par Sika Finance, le Canada s’est imposé en 2024 comme le principal pays source des flux d’investissements directs étrangers entrants au Mali, confirmant ainsi l’importance stratégique du secteur minier dans les relations économiques entre les deux pays.

Avec des flux d’IDE évalués à 287,7 milliards de FCFA, le Canada domine largement le classement des investisseurs étrangers au Mali, loin devant les autres pays partenaires. Cette position traduit notamment le poids des entreprises canadiennes présentes dans l’exploitation minière, un secteur qui demeure l’un des principaux moteurs de l’économie malienne et l’un des premiers pourvoyeurs d’investissements étrangers.

Derrière le Canada, la Chine occupe la deuxième place avec 95,6 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers enregistrés en 2024. Cette performance confirme le renforcement progressif des relations économiques entre Bamako et Pékin. Au cours des dernières années, les investissements chinois se sont multipliés dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, les travaux publics, l’énergie, les télécommunications et l’industrie. L’écart entre le Canada et la Chine reste cependant important, illustrant la forte concentration des IDE maliens autour des activités minières dominées par les groupes canadiens.

Avec 55,2 milliards de FCFA, le Sénégal se positionne comme le premier investisseur africain au Mali et le troisième investisseur étranger au classement général. Cette performance témoigne du dynamisme des échanges économiques entre les deux pays et de l’intensification des flux d’investissements au sein de l’espace UEMOA. Les groupes sénégalais sont aujourd’hui présents dans plusieurs secteurs d’activité au Mali, notamment la banque, les télécommunications, le commerce et les services.

La France et le Maroc occupent conjointement les quatrième et cinquième places avec un volume d’investissements estimé à 39,9 milliards de FCFA chacun. La présence de ces deux pays reflète la diversité des partenaires économiques du Mali. Historiquement implantées dans plusieurs secteurs de l’économie malienne, les entreprises françaises continuent de maintenir une activité significative, tandis que les groupes marocains renforcent progressivement leur présence à travers les secteurs bancaire, immobilier, énergétique et des services.

Le classement met également en évidence la montée en puissance de plusieurs partenaires africains et internationaux.

Le Ghana enregistre 30,2 milliards de FCFA d’IDE, devant le Burkina Faso avec 25,8 milliards de FCFA. Cette présence témoigne d’une intégration économique régionale de plus en plus marquée entre les pays ouest-africains.

L’Australie, autre grand acteur mondial du secteur minier, figure également parmi les principaux investisseurs avec 20,5 milliards de FCFA, confirmant l’attractivité du potentiel extractif malien auprès des groupes miniers internationaux.

Les Îles Vierges britanniques enregistrent des flux d’investissements de 16,7 milliards de FCFA, tandis que la Mauritanie ferme le Top 10 avec 10,1 milliards de FCFA. Même si leurs volumes demeurent plus modestes, ces investissements participent à la diversification des origines des capitaux étrangers mobilisés au Mali.

L’analyse de ce classement montre que les flux d’IDE vers le Mali restent fortement concentrés autour des secteurs à forte valeur ajoutée, en particulier les mines, les infrastructures, l’énergie et certains services.

La prédominance du Canada et la présence de l’Australie illustrent notamment le rôle central de l’industrie minière dans l’attractivité du pays. En parallèle, la progression des investissements en provenance de partenaires africains comme le Sénégal, le Ghana, le Burkina Faso et le Maroc traduit une dynamique croissante de coopération économique régionale.

Fatoumata Traoré

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Contenu exclusif

Derniers Articles

Plus d'articles