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Guinée – Banque mondiale: À Conakry, le coup d’envoi du partenariat 2027-2033 et l’ambition Simandou 2040

C’est une visite qui vaut programme. Et un programme qui vaut vision. Le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a accueilli le Vice‑président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, accompagné d’une forte délégation.

Dans les salons du Ministère, ce lundi 5 octobre 2026, c’est toute l’architecture de la coopération future qui se joue. En face des cadres guinéens, Ousmane Diagana, le Vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, n’est pas un inconnu à Conakry.

À cette occasion, la Ministre a ouvert ce lundi 5 octobre 2026 les échanges en rappelant l’expérience que le Vice‑président a de la Guinée et en soulignant dans son intervention le lancement du nouveau Cadre de partenariat pays 2027-2033 entre la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale, qu’elle présente comme un levier important pour accompagner la transformation économique du pays.

Le CPF 2027-2033, c’est la feuille de route. Six ans pour arrimer la Guinée à sa transformation structurelle. La Ministre ne parle pas de simple financement, elle parle de levier. Le mot est choisi : il s’agit de soulever l’économie guinéenne. Elle place d’emblée ce partenariat sous le sceau de la nouvelle Guinée : Mamadi Doumbouya et sous la conduite du Premier ministre Amadou Oury Bah, la Guinée a engagé des réformes structurantes, notamment autour de Simandou 2040, avec l’ambition de diversifier l’économie, créer davantage d’emplois et renforcer la participation du secteur privé.

Simandou 2040 n’est plus un simple projet minier. C’est devenu la doctrine économique nationale : utiliser la manne du plus grand gisement de fer au monde pour irriguer toute l’économie, de l’agriculture à l’éducation. Elle a assuré que le pays poursuivra ses réformes et compte sur le Groupe de la Banque mondiale pour stimuler le secteur privé. Le message est clair : l’État ouvre la voie, au privé de prendre le relais.

La réponse de Washington est à la hauteur de l’accueil. Le Vice‑président Ousmane Diagana a salué l’accueil chaleureux des autorités et félicité la Guinée pour ses avancées. Impressionné par les infrastructures de Moribayah, il a insisté sur l’importance de créer les conditions favorables pour accélérer ce partenariat. Avec des perspectives de croissance estimées à 9 % l’an prochain, il a appelé à des réformes audacieuses pour créer des emplois et valoriser le capital humain. 9% de croissance. Le chiffre claque. Mais Diagana, fin connaisseur de la Guinée, tempère : la croissance ne suffit pas si elle ne crée pas d’emplois massifs. L’homme a vu Moribayah, le port en eau profonde de Simandou, et il mesure le changement d’échelle. Il appelle à l’audace réformatrice.

Marie Chantal Uwanyiligira, Directrice des opérations, a rappelé que ce partenariat est une stratégie d’action et non seulement de planification, et a souligné la nécessité de renforcer les équipes. Yaye Seynabou Sakho, Directrice Régionale du Pôle prospérité pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a mis en avant les instruments disponibles pour accompagner le projet Simandou, faciliter la passation des marchés et obtenir des résultats visibles à court terme. Nathalie Kouassi Akon, Directrice de division de l’IFC, a réaffirmé l’engagement à soutenir le secteur privé guinéen.

Trois femmes, trois leviers : l’opérationnel pour que les projets sortent de terre, la prospérité pour que Simandou ruisselle, et l’IFC, le bras armé pour le secteur privé, pour financer les PME guinéennes qui devront fournir le géant Simandou.

Korotoumou Sylla

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