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Financement du Plan RELANCE 2026-2030: Dr Nacanabo mobilise les banques pour capter l’épargne nationale

Mobiliser davantage l’épargne nationale au profit de l’investissement productif. C’est l’un des points saillants et le message central de la rencontre stratégique tenue entre le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et les premiers responsables des banques, établissements financiers et institutions de microfinance, autour d’un enjeu capital : le financement du Plan RELANCE 2026-2030.Une rencontre de vérité qui pose les jalons d’un nouveau pacte financier entre l’État et le secteur bancaire pour financer la transformation endogène du Burkina Faso.

Alors que l’État entend assurer près des deux tiers du financement du Plan RELANCE, un choix éminemment politique et stratégique qui traduit la primauté accordée aux ressources nationales dans l’effort de développement, la contribution des autres acteurs économiques et financiers demeure un levier complémentaire indispensable et attendu. L’État montre la voie, mais il ne peut et ne veut pas avancer seul. C’est tout le sens de cette concertation. À cet égard, les performances réalisées ces dernières années par le secteur bancaire offrent des motifs d’optimisme et de solides marges de manœuvre. Illustrées notamment par une hausse spectaculaire de plus de 290 milliards de FCFA des souscriptions aux titres publics entre 2023 et 2025, ces performances mettent en évidence des capacités de financement considérables, une liquidité abondante et une confiance renouvelée dans la signature de l’État.

Une manne financière qui, au-delà du financement du Trésor, est désormais appelée à irriguer davantage les investissements productifs et les projets structurants portés par le Plan.

L’ambition affichée par le Dr Nacanabo est claire, chiffrée et résolument tournée vers l’économie réelle : renforcer le financement de l’économie réelle afin de stimuler l’investissement, la production, la création d’emplois et de richesses. À l’horizon 2030, le Plan RELANCE fixe des objectifs de rupture en matière d’inclusion et d’approfondissement financiers : Porter l’utilisation des services financiers de 79 % à 88 % ; faire passer le taux de bancarisation stricto sensu de 37 % à 47 % ;Et surtout, porter le crédit à l’économie de 30 % à 38 % du PIB. Trois indicateurs qui, s’ils sont atteints, marqueront une transformation structurelle du financement de l’économie burkinabè.

Pour le Ministre Aboubakar Nacanabo, l’équation est désormais posée avec clarté. L’enjeu est de faire converger quatre forces : la vision stratégique du Gouvernement, l’épargne nationale abondante des Burkinabè, l’expertise technique des institutions financières et les besoins criants du secteur productif. Une convergence vertueuse afin de donner au Burkina Faso les moyens de financer sa transformation par ses propres forces, pour ses propres forces. C’est tout le sens du sursaut pour la souveraineté économique.

Nana Touré

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