ECONOMIESFinancesDiscipline budgétaire et trajectoire économique: le DPBEP 2027‑2029 trace les perspectives

Discipline budgétaire et trajectoire économique: le DPBEP 2027‑2029 trace les perspectives

Le Conseil des ministres s’est tenu à Bobo‑Dioulasso, le vendredi 24 avril 2026, en séance ordinaire, sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré. À cette occasion, le rapport relatif au projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027‑2029 a été adopté. Conformément à la loi organique sur les finances publiques, ce document fixe la trajectoire des recettes, des dépenses et du déficit sur trois ans, en s’appuyant sur des hypothèses économiques différenciées.

Le DPBEP constitue un outil central de prévision et de rigueur budgétaire. Il définit une trajectoire des finances publiques en cohérence avec les indicateurs macroéconomiques et financiers, afin de renforcer la crédibilité de la politique budgétaire et d’assurer une meilleure visibilité aux acteurs économiques.

Le document repose sur trois scénarios : optimiste, pessimiste et de base. Ce dernier, construit sur l’hypothèse d’une reconquête territoriale durable et d’une campagne agricole favorable, projette une croissance de 6,1 % en 2027, 5,5 % en 2028 et 5,3 % en 2029.

Les recettes budgétaires totales devraient passer de 3 924,3 milliards F CFA en 2027 à 4 686,4 milliards F CFA en 2029, soit une hausse annuelle moyenne de 9,3 %. Les dépenses suivraient une trajectoire similaire, atteignant 5 403,6 milliards F CFA en 2029, avec une progression moyenne de 9,1 %. L’épargne budgétaire progresserait sensiblement, passant de 892,0 milliards F CFA en 2027 à 1 355,8 milliards F CFA en 2029. Le déficit budgétaire, quant à lui, resterait contenu autour de 2,8 % à 2,9 % du PIB, traduisant un effort de consolidation tout en préservant la dynamique de croissance.

La réussite de cette trajectoire repose sur une discipline accrue dans la programmation et l’exécution budgétaires, ainsi que sur une sélection rigoureuse des investissements structurants. La gestion efficace de ces projets conditionnera la capacité de l’État à transformer la croissance en développement inclusif et durable.

Moussa Traoré

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