Le Ghana entend renforcer davantage son rayonnement économique sur la scène internationale. Dans cette perspective, le président John Dramani Mahama a officiellement investi, le vendredi 16 octobre 2026, quatre nouveaux ambassadeurs ainsi qu’un représentant permanent, leur assignant une mission stratégique : faire de la diplomatie un puissant levier de développement économique, d’attraction des investissements et d’ouverture de nouveaux débouchés commerciaux pour le pays.
Lors de la cérémonie d’investiture, le chef de l’État ghanéen a insisté sur la nécessité de faire évoluer l’action diplomatique au-delà de ses fonctions traditionnelles de représentation politique. Il a exhorté les nouveaux diplomates à placer au cœur de leurs missions la promotion des intérêts économiques nationaux.
Selon le président Mahama, les représentations diplomatiques ghanéennes doivent désormais jouer un rôle actif dans la recherche d’opportunités d’investissement, la conquête de marchés extérieurs et le développement de partenariats stratégiques capables de soutenir la transformation économique du Ghana. Cette orientation s’inscrit dans la volonté des autorités ghanéennes de stimuler la croissance économique, d’encourager l’industrialisation et de renforcer la compétitivité du tissu productif national sur les marchés internationaux.
Les personnalités investies occupent des postes jugés stratégiques pour la politique extérieure du pays. Il s’agit de : Nana Antwiwaa Dodoo, nommée ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la République d’Angola ; Louis Kwame Obeng, désigné ambassadeur auprès de l’État du Qatar ; Evelyn Korantemaa Ofosu-Amable, nommée ambassadeur auprès de l’État d’Israël ; Jedidiah Reuben Adogla, investi en qualité de représentant permanent auprès de la Suède.
À travers ces nominations, Accra entend consolider sa présence diplomatique dans plusieurs espaces géopolitiques et économiques à fort potentiel, susceptibles d’offrir de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie, de l’industrie, des infrastructures et des investissements.
Le président Mahama a également mis l’accent sur la nécessité d’accroître la valeur ajoutée des ressources naturelles ghanéennes. Il a invité ses représentants à promouvoir des partenariats permettant non seulement d’attirer des capitaux étrangers, mais aussi de favoriser la transformation locale des matières premières. L’objectif affiché est de faire du Ghana une économie davantage fondée sur la création de richesse locale, la montée en gamme des productions nationales et l’industrialisation des filières stratégiques.
Cette approche vise notamment à réduire la dépendance aux exportations de produits bruts tout en créant davantage d’emplois et d’opportunités économiques pour les populations ghanéennes.
Au-delà des considérations économiques, le chef de l’État a rappelé l’importance de la protection et de l’assistance aux ressortissants ghanéens vivant à l’étranger.
Il a invité les diplomates à veiller au bien-être, à la sécurité et à la défense des intérêts des communautés ghanéennes établies hors du territoire national, considérant cette responsabilité comme l’une des composantes essentielles de leur mandat.
John Mahama a par ailleurs demandé aux nouveaux représentants de maintenir une parfaite cohérence avec les orientations de la politique étrangère du Ghana.
À ce titre, il a réitéré l’attachement du pays aux principes de dialogue, de coopération internationale et de résolution pacifique des conflits. Le président a notamment rappelé le soutien du Ghana à une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien, position constante de la diplomatie ghanéenne sur cette question sensible.
À travers ces nominations, le Ghana affiche clairement son ambition de faire de son réseau diplomatique un instrument de développement économique et d’influence internationale. Les nouveaux ambassadeurs auront ainsi la responsabilité de transformer les relations bilatérales en opportunités concrètes de croissance, d’investissements et de création d’emplois.
Dans un environnement mondial marqué par une concurrence accrue entre les nations pour attirer les capitaux et les partenariats stratégiques, Accra mise désormais sur une diplomatie économique proactive afin de soutenir ses objectifs de développement et de renforcer sa position sur la scène internationale.
Nana Touré
