Le Ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a effectué une visite d’amitié et de travail en République Arabe d’Égypte. Cette mission diplomatique s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales et marque une étape décisive dans la construction d’un partenariat Sud-Sud fondé sur la solidarité, le respect mutuel et les intérêts partagés.
Les travaux ont été ouverts le 1er septembre au ministère égyptien des Affaires étrangères par un entretien entre le ministre burkinabè et son homologue, Badr Abdelatty. Les discussions, élargies aux délégations des deux pays, ont permis de passer en revue les principaux axes de coopération.
Sur le plan sécuritaire, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération militaire et stratégique face aux menaces terroristes qui fragilisent la paix et la stabilité du continent. Elles ont insisté sur la nécessité d’une approche globale, combinant la lutte contre les sources de financement du terrorisme et la promotion du développement socio-économique.
Le ministre Traoré a rappelé que la paix ne saurait être fragmentée : « La paix n’a pas de limite, elle est pour tous ou elle ne l’est pas », soulignant l’urgence d’une concertation sincère sur les causes profondes des crises africaines.
La dimension économique a occupé une place centrale dans les échanges. Les deux pays entendent donner un nouvel élan aux investissements et aux échanges commerciaux. La tenue du premier forum économique en 2025 à Ouagadougou, suivie de la deuxième édition organisée au Caire à l’occasion de cette visite, illustre la volonté de bâtir un partenariat mutuellement bénéfique.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a encouragé la multiplication des rencontres entre opérateurs économiques afin de transformer les opportunités en projets concrets. « L’Afrique a un potentiel, nous devons être acteurs et bénéficiaires de ce potentiel », a-t-il affirmé, appelant à une réappropriation des ressources et des outils économiques africains.
Au-delà des volets sécuritaire et économique, les discussions ont porté sur l’éducation, la santé, la recherche et la formation, domaines jugés essentiels pour le renforcement des capacités nationales. Les deux pays ont également exprimé leur volonté de développer les échanges culturels, afin de rapprocher davantage leurs peuples et de consolider les liens historiques qui les unissent.
Sur le plan institutionnel, le Burkina Faso et l’Égypte ont convenu de poursuivre les négociations en vue de finaliser plusieurs protocoles d’accord sectoriels, consolidant ainsi le cadre juridique de leur coopération.
Cette visite au Caire aura permis de réaffirmer la volonté commune du Burkina Faso et de l’Égypte de bâtir une coopération exemplaire, tournée vers la stabilité régionale et la prospérité partagée. Elle illustre la conviction que l’avenir du continent repose sur des partenariats endogènes, capables de transformer les défis en opportunités et de donner un contenu concret au marché africain.
Abdoulaye Cissé
