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Crédits bancaires dans l’UMOA: le commerce et les services en tête en 2025

En 2025, la distribution des financements bancaires au sein de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) révèle une nette préférence pour les secteurs liés au commerce et aux services. Selon la Commission Bancaire de l’UMOA, près de 30 % des crédits ont été orientés vers les commerces, restaurants et hôtels, confirmant le poids de la consommation et du secteur tertiaire dans l’économie régionale.

Les services à la collectivité et services sociaux arrivent en deuxième position avec 24 %, traduisant l’importance des investissements dans l’éducation, la santé et les infrastructures sociales. L’industrie manufacturière, quant à elle, capte 12 % des financements, signe d’une dynamique industrielle encore modeste mais en progression.

Le secteur des transports, entrepôts et communications bénéficie de 9 % des crédits, essentiel pour soutenir la logistique et l’intégration régionale. Les bâtiments et travaux publics ainsi que les assurances, affaires immobilières et services aux entreprises se partagent chacun 8 %, reflétant une orientation vers les infrastructures physiques et les services financiers.

En revanche, les secteurs stratégiques de l’énergie et de l’eau ne reçoivent que 5 %, tandis que l’agriculture, la sylviculture et la pêche ainsi que les industries extractives ferment la marche avec seulement 2 % chacun. Une répartition qui interroge, dans une région où l’agriculture demeure pourtant le principal employeur et où les ressources naturelles représentent un potentiel majeur.

Cette configuration met en lumière une économie où les banques privilégient les secteurs à rotation rapide et à faible risque, au détriment des investissements de long terme. Si le commerce et les services assurent une rentabilité immédiate, le faible financement de l’agriculture et de l’énergie pourrait limiter la résilience et la durabilité de la croissance.

Pour les décideurs, le défi est clair : rééquilibrer les financements afin de soutenir davantage les secteurs productifs et stratégiques, indispensables à l’autonomie économique et à la sécurité alimentaire de l’UMOA.

Moussa Traoré

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