La société anonyme Coris Bank International SA (CBI SA), première filiale bancaire du groupe Coris Holding, voit sa notation financière confirmée par Bloomfield Investment Corporation pour la période juin 2026 et mai 2027. La banque conserve une note AA à long terme et A1 à court terme, toutes deux assorties de perspectives stables. Ces évaluations traduisent une très forte qualité de crédit et une certitude élevée de remboursement, témoignant de la résilience de l’établissement.
À fin 2025, le total bilan de CBI SA atteint près de 2 998 milliards de francs CFA, en progression de plus de 11 % par rapport à 2024. Les créances sur la clientèle s’élèvent à 1 327 milliards CFA, confirmant la volonté de la banque de soutenir l’économie nationale. Les dépôts de la clientèle franchissent la barre des 2 015 milliards CFA, soit une hausse de près de 15 %.
Le résultat net connaît une progression remarquable, passant de 47,9 milliards CFA en 2024 à 65,5 milliards CFA en 2025, soit une croissance de plus de 36 %. Cette performance traduit une meilleure maîtrise des charges et une optimisation des revenus.
La notation repose sur plusieurs facteurs positifs : Un leadership renforcé dans un secteur bancaire résilient. Un cadre de gouvernance amélioré, avec une mise à jour de l’organigramme et du dispositif de contrôle interne. Une exécution jugée satisfaisante du plan stratégique « Agilité et Innovation 2023-2025 ». Une capacité éprouvée à mobiliser les ressources clientèle et à accroître les financements. Une hausse des crédits et titres de placement, confirmant l’engagement de la banque dans le financement de l’économie.
Malgré ces avancées, certains points de vigilance demeurent : Une concentration élevée des 50 plus gros engagements, qui accroît le risque de dépendance. Un encours de créances en souffrance encore important, malgré les efforts de recouvrement. Un contexte politique et sécuritaire fragile au Burkina Faso, qui pèse sur l’environnement des affaires.
En dépit de ces fragilités, Bloomfield Investment souligne que les facteurs de protection restent très forts et que les risques d’investissement demeurent limités. La banque conserve ainsi une position de confiance auprès des investisseurs et partenaires financiers.
Souleymane Coulibaly
