Au terme des rencontres d’échanges consacrées au bilan des cinq années de la Transition, le Mali vient de franchir un cap majeur dans son processus de Refondation et d’édification du Mali Kura. Pendant plusieurs semaines, les membres du Gouvernement se sont rendus auprès des populations pour rendre compte, écouter et partager une conviction commune : celle d’un Mali qui, malgré les épreuves, avance avec détermination.
Cet exercice s’est voulu un moment de vérité, de responsabilité et de prospective, démontrant un sens élevé de l’intérêt général. Il ne s’agissait pas seulement de présenter des réalisations, mais aussi de mesurer avec lucidité le chemin parcouru, d’entendre les préoccupations des citoyens et de dégager les priorités pour la prochaine étape. Car gouverner, c’est rendre compte, mais aussi savoir corriger et préparer l’avenir.
Sur le plan économique, l’une des avancées majeures de ces cinq années réside dans la réforme du secteur minier. Grâce à la relecture du Code minier, à l’adoption de la loi sur le contenu local et à la renégociation des conventions minières, les richesses du sous‑sol malien bénéficient désormais davantage aux populations.
Le bilan économique de la Transition est marqué par des résultats éloquents : plus de 760 milliards de FCFA ont été recouvrés auprès des sociétés minières, grâce à l’ajustement des redevances et au renforcement du dispositif fiscal. Pour la première fois, 18,4 milliards de FCFA ont été redistribués aux communes du Mali via le fonds minier de développement local, permettant de financer des projets structurants dans l’eau, la santé, l’éducation et les infrastructures de proximité. Ces ressources, longtemps insuffisamment valorisées, deviennent aujourd’hui un véritable levier de développement territorial et de justice sociale.
Ainsi, la réforme du secteur minier illustre la volonté du Mali de transformer ses richesses naturelles en opportunités concrètes pour ses populations. Ces ressources financent des projets structurants dans l’eau, la santé, l’éducation et les infrastructures de proximité, transformant l’or malien en un véritable levier de développement territorial et de justice sociale.
Pendant longtemps, l’or du Mali enrichissait davantage les autres. Aujourd’hui, l’ambition est claire : faire des ressources naturelles un moteur de transformation économique, d’industrialisation, de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations. Pour les autorités de Transition, la souveraineté prend tout son sens lorsqu’elle se traduit par des écoles construites, des centres de santé équipés, des routes aménagées, une énergie accessible et des opportunités offertes à la jeunesse.
Les réformes économiques menées durant la Transition visent précisément à transformer les ressources supplémentaires mobilisées en progrès concret et durable.
Ce bilan collectif marque une étape décisive : le Mali s’inscrit dans une dynamique de refondation où la gouvernance se veut transparente, participative et tournée vers l’avenir. Les cinq années de Transition auront ainsi jeté les bases d’un Mali Kura, plus souverain, plus équitable et résolument engagé sur la voie du développement inclusif.
Souleymane Coulibaly
