Le Ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a présidé ce mardi 18 août 2026 la réunion du Comité d’orientation stratégique du Projet de Gouvernance Numérique du secteur Public (PGNSP). Cette session de pilotage, qui a réuni les ministres Marcel Djimasse (Fonction publique et Réforme administrative), Roger Andjalandji (Économie numérique, Postes et Télécommunications) et Marc Mandaba (Économie, Plan et Coopération internationale), intervient à une étape cruciale de l’exécution du projet.
Les travaux ont porté sur : L’évaluation de la mise en œuvre des activités, l’examen du Plan de travail et du budget annuel révisé pour 2026, les questions opérationnelles liées à la conduite du projet. Cette démarche vise à recentrer les actions sur les résultats prioritaires, notamment la modernisation de l’administration publique, la dématérialisation des procédures et l’amélioration de la gouvernance numérique.
Le Comité a pris acte de la prorogation de six mois accordée au PGNSP, fixant la clôture définitive du projet à la fin de l’année 2026. Cette extension constitue une dernière fenêtre d’exécution pour achever les activités prioritaires, rattraper les retards et consolider les acquis. Hervé Ndoba a rappelé qu’aucune phase additionnelle n’est prévue par la Banque mondiale, partenaire financier du projet, ce qui impose une discipline accrue dans l’allocation des ressources et le respect des échéances.
Les membres du Comité ont souligné l’urgence de : Identifier et lever les goulots d’étranglement, accélérer les arbitrages stratégiques, fluidifier la coordination interadministrative, sécuriser l’exécution des activités contractuelles, renforcer le suivi des engagements des parties prenantes.
La revue du Plan de travail et du budget annuel doit permettre d’aligner la programmation restante sur les priorités réelles de clôture, en évitant la dispersion des ressources et en garantissant une traçabilité rigoureuse des résultats.
À quelques mois de son échéance, le PGNSP entre dans une séquence déterminante. La réussite du projet dépendra de la capacité des institutions à transformer les contraintes identifiées en décisions opérationnelles rapides. Au-delà des aspects techniques, il s’agit d’un test de gouvernance pour l’État centrafricain : réussir à moderniser son administration, renforcer la transparence et offrir aux citoyens des services publics plus efficaces.
Le PGNSP apparaît ainsi comme un levier de transformation institutionnelle : sa clôture réussie pourrait marquer un tournant vers une administration centrafricaine plus moderne, performante et orientée vers les besoins des citoyens.
Fatoumata Traoré
