La Direction Générale des Impôts (DGI) burkinabè est à un tournant historique. Sa 15e conférence annuelle s’est achevée ce jeudi 24 septembre 2026 à Ouagadougou, en présence du Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo. L’objectif était clair et ambitieux : Identifier toutes les transformations nécessaires qui devront permettre à la DGI d’améliorer sa performance pour répondre aux défis du Burkina Faso nouveau.
Placée sous le thème « Construire la DGI de demain : quels leviers pour une administration fiscale plus performante au service de la souveraineté nationale ? », la rencontre a accouché de décisions majeures.
Au terme de deux jours de travaux intenses, les cadres et agents de la DGI ont adopté trois résolutions structurantes dont la mise en œuvre va permettre de bâtir une administration fiscale moderne, performante et souveraine : Faire un diagnostic complet du dispositif organisationnel et des procédures de la DGI, afin de voir ce qui peut être amélioré, simplifié ou renforcé. Mettre en place un dispositif de renforcement permanent du capital humain. Recourir aux nouvelles technologies pour mieux analyser les données de la DGI, tout en conservant une certaine souveraineté. L’Intelligence Artificielle, le Big Data et la digitalisation au service du fisc, mais avec des données hébergées et maîtrisées au Burkina Faso.
Le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a élevé le débat. Il a souligné que la DGI de demain doit être bien plus qu’une administration de recouvrement. Elle devra être, selon lui, une administration agile, capable d’anticiper les mutations économiques, technologiques et sociales. Une administration innovante, capable de tirer pleinement profit des opportunités offertes par la transformation numérique et l’intelligence artificielle.
Elle devra surtout être une administration proche des citoyens, inspirant confiance, par la qualité de ses services, son professionnalisme et son sens de l’intérêt général.
Alassane Guindo
