L’Assemblée législative du Peuple (ALP) a franchi une étape décisive en donnant son aval à six projets de loi portant ratification d’accords de financement conclus entre le Burkina Faso et plusieurs partenaires internationaux. Ces accords visent à consolider les services sociaux essentiels, à renforcer le capital humain et à accélérer la mise en œuvre de projets structurants dans des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, l’agriculture, l’élevage et les télécommunications. Trois de ces textes ont été défendus devant les députés par la Ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré.
Le premier projet de loi concerne la ratification d’un financement additionnel conclu avec l’Association internationale de développement (IDA) pour le Projet de protection du capital humain (PPCH). D’un montant de 85 millions d’euros, soit environ 56 milliards FCFA, ce financement permettra de consolider les services de santé et d’éducation. Il couvrira notamment la gratuité des soins, la vaccination, le fonctionnement des établissements sanitaires, l’organisation des examens scolaires et la formation des enseignants. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires, l’objectif est de préserver les acquis du développement humain et de renforcer la résilience sociale.
Le deuxième projet de loi porte sur la ratification d’un accord de prêt avec le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID). Ce financement, d’un montant de 30 millions USD (environ 18 milliards FCFA), est destiné au Projet de renforcement de la protection du capital humain. Il permettra d’assurer la continuité des services essentiels dans les secteurs de la santé et de l’éducation : soins gratuits, vaccination, organisation des examens et concours, formation des enseignants et acquisition de matériels pédagogiques. L’ambition est de consolider durablement le système social et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Le troisième projet de loi concerne la ratification d’un accord de prêt conclu avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) au profit du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES). D’un montant de 36 milliards FCFA, ce financement soutiendra plusieurs sous-projets à fort impact économique : la construction d’une unité de transformation de noix de cajou, la réalisation de silos modernes pour le stockage des céréales, la modernisation des activités avicoles de la société MOABLAOU SA, le déploiement de pylônes de télécommunication sur l’ensemble du territoire. Ces investissements visent à stimuler la transformation industrielle, créer des milliers d’emplois, accroître les revenus des producteurs et renforcer la compétitivité de l’économie burkinabè.
À l’issue des débats, les parlementaires ont unanimement salué l’importance de ces projets de loi. Ils ont souligné leur rôle dans le développement du capital humain, le renforcement des services sociaux essentiels et l’accélération des investissements structurants. L’Assemblée législative du Peuple a ainsi adopté ces textes, ouvrant la voie à une mise en œuvre rapide et coordonnée des financements.
Fatoumata Traoré
