La BRVM a enregistré une séance particulièrement difficile ce jeudi 5 novembre 2026, marquée par un net repli de l’ensemble de ses principaux indices. Dans un marché dominé par les mouvements vendeurs, plusieurs valeurs de référence ont subi d’importantes corrections, entraînant l’ensemble de la cote dans le rouge. Malgré les bonnes performances de quelques titres, notamment dans les secteurs bancaire et industriel, celles-ci n’ont pas suffi à inverser la tendance générale.
À la clôture des échanges, l’indice composite BRVM-C a abandonné 1,57 % pour s’établir à 520,20 points, tandis que le BRVM-30 a reculé de 1,73 % à 251,61 points. Plus sévère encore, le BRVM Prestige a perdu 2,09 %, terminant la séance à 193,88 points, signe d’un recul marqué des valeurs les plus représentatives du marché régional.
Dans cet environnement baissier, certaines valeurs sont néanmoins parvenues à tirer leur épingle du jeu. La plus forte progression de la séance revient à CABC, dont le titre a gagné 6,99 % pour clôturer à 2 680 FCFA. Le fabricant ivoirien de câbles CIEC a également réalisé une excellente opération avec une hausse de 3,92 % à 5 300 FCFA. Cette progression permet au titre de se repositionner après les replis enregistrés lors des précédentes séances. La valeur ABJC a, quant à elle, enregistré une hausse de 3,51 % à 3 395 FCFA, tandis que TTLS a progressé de 2,78 % pour atteindre 3 700 FCFA. Dans le secteur bancaire, BICC a clôturé en hausse de 1,49 % à 31 995 FCFA, confirmant l’intérêt constant des investisseurs pour les établissements financiers disposant de solides fondamentaux.
Du côté des contre-performances, la pression vendeuse a été particulièrement marquée. SITAB Côte d’Ivoire (STAC) a subi la plus forte baisse de la séance avec un recul de 7,50 %, terminant à 1 850 FCFA. Elle est suivie de SDSC qui a perdu 7,44 % pour clôturer à 2 800 FCFA, tandis que NEI-CEDA (NEIC) a continué sa phase corrective en abandonnant 7,32 % à 1 835 FCFA. Les dégagements ont également touché LNBB, dont le cours a fléchi de 5,38 % à 3 785 FCFA, ainsi que SNTS, qui a cédé 4,59 % pour s’établir à 4 050 FCFA.
Malgré la baisse généralisée des cours, l’activité du marché est demeurée dynamique. La valeur totale des transactions a atteint 2,190 milliards de FCFA, contre 1,442 milliard de FCFA la veille, illustrant une intensification des échanges entre investisseurs. Conséquence directe du recul des actions, la capitalisation boursière du marché des titres de participation s’est établie à 20 399,56 milliards de FCFA, enregistrant une diminution sensible par rapport à la séance précédente. À l’inverse, le marché obligataire a légèrement progressé, avec une capitalisation atteignant 13 447,43 milliards de FCFA, confirmant l’attrait des investisseurs pour les actifs jugés plus sûrs dans une période marquée par davantage d’incertitudes sur les marchés actions.
Awa Sanogo
