Le Mali entend diversifier davantage ses partenariats de développement et tirer parti des nouvelles dynamiques de coopération à l’échelle internationale. Dans cette perspective, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a réuni, le 2 novembre à Bamako, plusieurs représentants des pays membres des BRICS et de nations partenaires autour d’un dialogue stratégique consacré aux opportunités d’investissement, de transfert de connaissances et d’innovation au service des priorités nationales de développement. Cette rencontre a rassemblé les ambassadeurs et représentants du Brésil, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud, de l’Égypte et de l’Arabie saoudite, illustrant l’intérêt croissant porté au renforcement des relations entre le Mali et les grandes économies émergentes.
Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes de convergence susceptibles de déboucher sur des partenariats concrets dans des domaines jugés prioritaires pour le développement du Mali. Parmi les secteurs les plus prometteurs figurent la transformation agricole, considérée comme un levier essentiel de création de richesse et de sécurité alimentaire, ainsi que la transformation énergétique, un enjeu stratégique pour soutenir l’industrialisation et améliorer l’accès à l’électricité.
Les discussions ont également porté sur la résilience climatique, la santé, la transformation numérique, l’inclusion financière, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que l’autonomisation économique des femmes et des jeunes. Autant de domaines dans lesquels les pays des BRICS disposent d’expériences, de technologies et de savoir-faire susceptibles de contribuer à l’accélération du développement malien. À travers cette initiative, le PNUD confirme son rôle de plateforme de dialogue et de mise en relation entre les priorités nationales et les opportunités offertes par ses partenaires internationaux.
L’organisation onusienne entend favoriser la création de passerelles entre les besoins de développement du Mali et les ressources disponibles auprès des pays émergents, qu’il s’agisse de financements, d’innovations technologiques, d’expertises sectorielles ou de mécanismes de coopération technique. Cette démarche vise à renforcer l’efficacité de l’action collective tout en encourageant des approches plus inclusives et adaptées aux réalités locales.
La rencontre de Bamako s’inscrit également dans une volonté de donner un nouvel élan à la coopération Sud-Sud et triangulaire, de plus en plus considérée comme un instrument stratégique pour répondre aux défis du développement durable.
En favorisant le partage d’expériences entre pays confrontés à des problématiques similaires, cette forme de coopération offre des perspectives nouvelles pour la mise en œuvre de solutions innovantes et adaptées aux contextes nationaux. Les participants ont ainsi souligné l’importance de valoriser les complémentarités entre partenaires afin de faire converger les expertises, les investissements et les initiatives autour de projets à fort impact économique et social.
Au-delà des échanges diplomatiques, l’ambition affichée est de traduire ces convergences en actions tangibles capables de produire des résultats durables pour les populations maliennes. Les discussions engagées devraient ainsi contribuer à la mise en place de partenariats structurants dans des secteurs stratégiques, en cohérence avec les priorités nationales de développement et le futur Programme pays du PNUD pour la période 2027-2031.
Fatoumata Traoré
