Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de transformation urbaine et de protection de l’environnement. Ce lundi 2 novembre 2026, la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a pris part, aux côtés du Premier ministre Amadou Oury Bah et de plusieurs membres du gouvernement, à la cérémonie officielle de lancement du projet de réhabilitation environnementale de la décharge de Dar-es-Salam, l’un des sites les plus sensibles de la capitale guinéenne.
Le projet ambitionne de transformer en profondeur le visage du site de Dar-es-Salam. Les travaux prévus visent notamment à sécuriser la décharge, à réduire les impacts environnementaux et sanitaires liés à son exploitation et à engager sa reconversion progressive en un vaste espace vert au profit des habitants de la capitale.
Au-delà de sa dimension environnementale, cette opération revêt une portée sociale et urbaine considérable. Elle traduit la volonté des autorités de réhabiliter un espace longtemps associé à la pollution, aux risques sanitaires et à la dégradation du cadre de vie, afin d’en faire un lieu plus sain et mieux intégré au développement de la ville. La création à terme d’un parc urbain végétalisé devrait également contribuer à améliorer la qualité de vie des populations tout en renforçant la résilience environnementale de Conakry face aux défis croissants liés à l’urbanisation.
Les chiffres dévoilés lors de la cérémonie illustrent l’ampleur du défi à relever. Près de trois décennies d’exploitation de la décharge ont conduit à l’accumulation de plus de 9 millions de mètres cubes de déchets, représentant environ 7,2 millions de tonnes de résidus. Cette masse considérable de déchets témoigne de l’urgence d’une intervention structurée et durable. La réhabilitation du site apparaît ainsi comme une nécessité tant sur le plan environnemental que sanitaire, compte tenu des risques qu’une telle accumulation continue de faire peser sur les populations et les écosystèmes environnants.
Nana Touré
