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RDC: l’Assemblée nationale juge recevable le projet de loi de reddition des comptes 2025

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a déclaré recevable, ce mercredi 28 octobre 2026, le projet de loi portant reddition des comptes de la loi de finances n°24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025, telle que modifiée par la loi de finances rectificative n°25/044 du 28 juin 2025. Présenté devant les députés nationaux par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ce texte dresse le bilan de l’exécution budgétaire de l’État durant l’année écoulée et met en lumière la résilience des finances publiques dans un environnement marqué par des défis sécuritaires et humanitaires persistants.

Selon les chiffres dévoilés lors de cette présentation, les recettes globales mobilisées au cours de l’exercice 2025 se sont établies à 41 979 milliards de francs congolais, contre des prévisions initiales de 50 691 milliards de FC. Cette performance correspond à un taux d’exécution budgétaire de 82 %, traduisant une capacité de mobilisation des ressources relativement solide malgré les contraintes économiques et sécuritaires auxquelles le pays a été confronté.

L’un des faits marquants de cet exercice réside dans la robustesse des recettes internes, qui ont atteint 30 250,65 milliards de FC sur des prévisions de 30 647,87 milliards de FC, soit un taux de réalisation de 98,70 %. Cette quasi-atteinte des objectifs budgétaires témoigne des efforts consentis par les administrations financières pour renforcer la collecte des ressources domestiques et améliorer l’efficacité des mécanismes fiscaux. Plusieurs catégories de recettes ont même largement dépassé les attentes. Les recettes des douanes et accises, hors secteur minier, se sont élevées à 4 892,69 milliards de FC contre une prévision de 3 970,41 milliards de FC, affichant ainsi un taux de réalisation remarquable de 123,23 %. De leur côté, les recettes fiscales issues des impôts, hors secteur minier et pétrolier producteur, ont atteint 9 996,86 milliards de FC pour une projection initiale de 8 524,19 milliards de FC, soit un taux d’exécution de 117,28 %.

La même dynamique positive a été observée au niveau des recettes non fiscales. Celles-ci ont été mobilisées à hauteur de 2 655,81 milliards de FC contre une prévision de 2 509,59 milliards de FC, représentant un taux de réalisation de 105,83 %. Ces performances traduisent la progression des capacités de recouvrement de l’État et le renforcement des dispositifs de gestion des recettes publiques.

Au-delà de la mobilisation des ressources, le Gouvernement a poursuivi ses investissements dans plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour la transformation économique du pays. Les financements réalisés sur ressources propres ont notamment permis de soutenir la modernisation des infrastructures routières, aéroportuaires et énergétiques, tout en accompagnant l’acquisition d’équipements agricoles destinés à renforcer la production nationale. Les autorités ont également maintenu leur engagement en faveur du Programme de développement local des 145 territoires, présenté comme l’un des principaux instruments de réduction des disparités régionales et d’amélioration des conditions de vie des populations à travers le pays. Cette orientation illustre la volonté gouvernementale de conjuguer stabilité macroéconomique et investissements structurants afin de créer les bases d’une croissance plus inclusive.

La recevabilité de ce projet de loi ouvre désormais la voie à son examen approfondi par les parlementaires, une étape essentielle dans le processus de contrôle de l’exécution budgétaire et de consolidation de la transparence dans la gestion des finances publiques congolaises.

Aminata Dembélé

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