À l’ouverture des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, le 12 octobre 2026 à Bangkok en Thaïlande, la Côte d’Ivoire a réaffirmé sa volonté de poursuivre sa coopération avec le FMI dans un esprit de dialogue et de collaboration, tout en accélérant la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de ses ambitions de développement.
Au cours d’une séance de travail avec Wautabouna Ouattara, administrateur représentant la Côte d’Ivoire et treize autres pays au Conseil d’administration du FMI, les échanges ont porté sur les principaux dossiers économiques et financiers ainsi que sur les perspectives de coopération entre Abidjan et l’institution de Bretton Woods.
À cette occasion, Adama Coulibaly a souligné que le précédent Programme économique et financier mis en œuvre avec le FMI avait permis de corriger les principaux déséquilibres macroéconomiques auxquels le pays était confronté. Selon le ministre, les autorités ivoiriennes examinent actuellement les modalités de la prochaine étape de cette coopération. Si aucune décision définitive n’a encore été arrêtée, la Côte d’Ivoire entend maintenir un dialogue étroit avec le FMI afin de préserver les acquis enregistrés au cours des dernières années et de consolider la stabilité économique du pays.
Pour la délégation ivoirienne, les Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent également une plateforme privilégiée pour promouvoir l’expérience ivoirienne en matière de réformes économiques et de mobilisation des ressources. Adama Coulibaly a indiqué que plusieurs rencontres étaient prévues avec des institutions bancaires et financières internationales afin d’explorer de nouvelles opportunités de financement.
Les autorités ivoiriennes comptent notamment partager leur expérience dans des domaines tels que la gestion foncière, la réforme fiscale et les stratégies de mobilisation des ressources domestiques et extérieures. Le ministre a également mis en avant les initiatives innovantes développées par la Côte d’Ivoire sur les marchés internationaux de capitaux. Après avoir réussi des émissions obligataires sur le marché japonais à travers les « obligations samouraï », le pays prépare désormais une levée de fonds sur le marché chinois via des « panda bonds », une opération qui témoigne de sa volonté de diversifier ses sources de financement.
Au-delà des échanges institutionnels, la mission ivoirienne vise à accélérer la mobilisation des financements destinés à soutenir la mise en œuvre du Plan national de développement (PND).
Présent au sein de la délégation, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a rappelé les résultats encourageants obtenus lors du dernier Groupe consultatif organisé à Abidjan. Selon lui, les partenaires techniques et financiers se sont engagés à mobiliser près de 80 milliards de dollars, soit quatre fois le montant initialement recherché par les autorités ivoiriennes.
L’enjeu consiste désormais à transformer ces promesses de financement en investissements concrets capables de soutenir la croissance, de stimuler l’activité économique, de créer des emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Alassane Guindo
