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Remise des rapports 2024 et 2025 du Bureau du Vérificateur général: Assimi Goïta place la redevabilité et la protection des ressources publiques au cœur de l’action publique

Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a reçu ce mercredi 14 octobre 2026 les rapports annuels 2024 et 2025 du Bureau du Vérificateur général. À travers cette cérémonie institutionnelle à forte portée symbolique, le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de consolider la gouvernance publique, de renforcer la redevabilité des gestionnaires publics et d’assurer une protection rigoureuse des ressources nationales au service exclusif de l’intérêt général.

Dans son allocution, le Président de la Transition a d’emblée souligné l’importance de cet exercice, qu’il considère comme un pilier essentiel de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

« La remise des rapports annuels du Vérificateur général est un exercice important de la redevabilité qui nous permet de porter avec lucidité un regard sur la gestion de nos ressources publiques, d’identifier des insuffisances constatées et surtout d’y apporter les corrections nécessaires », a-t-il déclaré après avoir reçu les deux documents des mains du Vérificateur général, Aboul Aziz Aguissa selon une note de la présidence.

Auparavant, ce dernier avait rappelé que cette démarche ne relève nullement d’une simple formalité protocolaire. Elle répond, selon lui, à une exigence légale inscrite dans les textes instituant le Bureau du Vérificateur général. M. Aguissa a également souligné le caractère exceptionnel de cette cérémonie marquée par la remise simultanée des rapports de deux exercices distincts, une première dans l’histoire de l’institution.

Cette situation particulière découle du changement de mandat intervenu à la tête de la structure en 2025. Les deux rapports dressent ainsi un panorama exhaustif des activités de contrôle menées au cours des années concernées. Le rapport 2024 recense 44 missions de vérification, tandis que celui de 2025 fait état de 50 missions. Les investigations ont porté sur un large éventail de secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, le développement rural, les transports, la décentralisation, la diplomatie ainsi que les relations internationales.

Au-delà du bilan présenté, le Chef de l’État a insisté sur la portée fondamentale de cet exercice de contrôle. Pour lui, les responsables investis de la gestion des ressources publiques ont l’obligation de rendre compte de leur administration et de leur gestion devant la Nation. Toutefois, Assimi Goïta a estimé que le contrôle administratif n’atteint pleinement sa finalité que lorsqu’il débouche sur des améliorations concrètes et durables.

« C’est dans la correction que le contrôle trouve son utilité », a-t-il affirmé, invitant l’ensemble des acteurs concernés à transformer les conclusions des missions de vérification en véritables leviers de réforme et d’amélioration des performances de l’administration publique.

Dans cette dynamique, le Président de la Transition a instruit le Gouvernement de procéder à un examen méthodique et approfondi de l’ensemble des recommandations formulées dans les deux rapports. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’accélérer leur mise en œuvre, notamment celles dont l’exécution demeure partielle ou inachevée.

Le Chef de l’État a également préconisé un renforcement des mécanismes de contrôle interne au sein des administrations publiques. Il a plaidé pour une montée en puissance des vérifications de performance, tout en encourageant une meilleure coordination entre les différentes structures de contrôle et d’inspection, dans le strict respect de leurs compétences respectives.

Abordant la question des manquements constatés lors des différentes missions, Assimi Goïta a tenu à établir une distinction claire entre les insuffisances administratives et les faits susceptibles de revêtir une qualification pénale. Selon lui, si certaines défaillances relèvent d’erreurs de gestion ou de dysfonctionnements organisationnels, d’autres, en revanche, doivent être traitées conformément à la législation en vigueur lorsqu’elles constituent des infractions avérées.

Le Président de la Transition a, à cet égard, réaffirmé son attachement à une gestion exemplaire des ressources nationales, particulièrement dans des secteurs jugés prioritaires tels que la sécurité, les infrastructures, l’éducation et la santé, qui concentrent des attentes majeures de la population.

Le Général d’armée Assimi Goïta a renouvelé son soutien aux initiatives destinées à améliorer la gouvernance publique et à promouvoir une culture de responsabilité au sein de l’administration. Il a fixé comme cap la transformation effective des recommandations du Vérificateur général en instruments de réforme durable.

Pour le Chef de l’État, la préservation des ressources publiques ne constitue pas uniquement une exigence administrative ; elle représente une responsabilité collective engageant l’ensemble des acteurs publics. Elle demeure également un facteur déterminant pour renforcer l’efficacité de l’action de l’État et consolider la confiance des citoyens envers les institutions de la République.

Souleymane Coulibaly

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