Le Premier Ministre guinéen Amadou Oury Bah, a accueilli ce samedi 3 octobre à l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré, Ousmane Diagana, Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à la tête d’une importante délégation. La présence du Chef du Gouvernement lui-même sur le tarmac de l’aéroport Ahmed Sékou Touré dit tout de l’importance stratégique accordée à cette visite. Ce n’est pas une simple revue de portefeuille, c’est la préparation d’un nouveau cycle. Cette visite marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat entre la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale, notamment dans le cadre de la préparation de la signature du nouveau Cadre de partenariat pays.
Le Cadre de Partenariat Pays (CPF) est la boussole qui va orienter toute la coopération pour les cinq prochaines années. Il définit les priorités, les réformes et les secteurs où la Banque va engager ses financements. À cette occasion, Mariama Ciré Sylla, Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, lui a souhaité la bienvenue et a rappelé que ce nouveau cadre prévoit plus de 3 milliards de dollars d’investissements et d’appuis en faveur de la Guinée au cours des prochaines années.
3 milliards de dollars. Plus de 2 600 milliards de francs guinéens. Un volume historique qui place la Guinée au rang des partenaires prioritaires de l’institution de Bretton Woods en Afrique de l’Ouest. Ces ressources devraient irriguer les secteurs catalytiques : infrastructures énergétiques et routières, capital humain, agriculture, gouvernance minière et résilience climatique. Une dynamique qui traduit l’importance accordée au partenariat avec les institutions financières internationales dans l’accompagnement des réformes et des ambitions de transformation économique de la Guinée.
Pour le gouvernement Bah Oury, qui porte le programme Simandou 2040, ce soutien n’est pas une fin en soi mais un levier. Il vient valider la trajectoire de réformes engagées et crédibiliser l’ambition guinéenne : transformer la rente minière en développement durable et inclusif, et ne plus être seulement un scandale géologique mais une puissance économique émergente.
Aminata Dembélé
