Le Conseil des Ministres s’est tenu, ce jeudi, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État. À la sortie, le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a annoncé plusieurs dossiers majeurs examinés et d’importantes décisions prises pour le plein épanouissement des Burkinabè, dans la dynamique assumée de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Pour le compte du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté une série de décrets s’inscrivant dans la dynamique du Plan R.E.L.A.N.C.E. voulu par le Chef de l’État, avec deux mesures phares qui vont changer le quotidien de l’administration et des partenaires.
Face au constat amer et généralisé du mauvais entretien des bâtiments publics, dû aux lourdeurs administratives et à l’absence d’une structure dédiée, le Conseil a acté la création de FASO SANYA, une structure dédiée exclusivement à la maintenance de l’ensemble du patrimoine bâti de l’État : nettoyage, plomberie, électricité, climatisation, rénovation, peinture. Ce nouvel Établissement Public à caractère Administratif (EPA) aura pour mission d’assurer des interventions agiles, rapides et ciblées. Pour ce faire, FASO SANYA travaillera en étroite collaboration avec la Maison des Compétences Burkina Suudu Bawdè pour mobiliser des coopératives d’ouvriers qualifiés burkinabè.
Seconde décision majeure, et non des moindres : la refonte totale des conditions d’exercice des ONG au Burkina Faso. En vue de veiller au respect des priorités nationales et garantir l’impact réel des financements levés au nom du peuple burkinabè, le Conseil a adopté deux décrets fixant les conditions d’obtention du statut d’ONG. Selon le Ministre de l’Économie Aboubakar Nacanabo, les textes d’application formalisent désormais l’attribution du statut officiel d’ONG avec une rigueur nouvelle :« Un accord-cadre sera obligatoire pour les associations de droit burkinabè et une convention de siège régira les entités étrangères ».Un délai de grâce de deux ans est accordé à toutes les organisations déjà présentes pour se conformer aux nouvelles exigences. Passé ce délai, pas de conformité, pas d’exercice. Mais la mesure la plus révolutionnaire est financière : Désormais, toute ONG intervenant au Burkina Faso devra consacrer au moins 80% de son budget global aux investissements directs sur le terrain.
Korotoumou Sylla
