Le Conseil des Ministres du Niger, réuni le jeudi 10 septembre 2026 sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a adopté une série de décrets qui traduisent une volonté affirmée de dynamiser l’économie nationale, de renforcer la gouvernance publique et de promouvoir le développement social et culturel.
Deux projets d’investissement majeurs ont été approuvés au titre de la Présidence de la République, traduisant une volonté affirmée de renforcer l’industrialisation et la souveraineté économique du Niger. Le premier concerne la société NIPHARMEDIC SA, dotée d’un capital de 100 millions de FCFA, qui prévoit d’injecter plus de 22 milliards de FCFA dans la mise en place d’une unité de production pharmaceutique à Niamey. Ce projet vise à réduire la dépendance du pays aux importations de médicaments, à améliorer la disponibilité des produits essentiels et à générer 161 emplois permanents, en plus de nombreux emplois temporaires. Le second projet est porté par les entrepôts bakabe (LEB)-SARL, qui ambitionne de construire une zone moderne d’entrepôts industriels et logistiques dans la région de Tillabéri. Avec un investissement initial de 20 millions de FCFA, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures de stockage et de fluidification des chaînes d’approvisionnement. Ces décisions illustrent une orientation stratégique claire : bâtir une économie résiliente et diversifiée, capable de répondre aux besoins vitaux de la population tout en stimulant la création d’emplois et en consolidant les bases du développement durable.
Sous l’égide du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté des décrets visant à harmoniser les rémunérations des dirigeants sociaux des établissements publics, sociétés d’État et sociétés d’économie mixte.
Cette réforme répond à une double exigence : instaurer une équité salariale entre les dirigeants, aligner les rémunérations sur la performance financière des structures. En rationalisant la gestion des ressources humaines au sommet de l’administration publique, l’État cherche à renforcer la transparence et à optimiser l’efficacité des institutions.
Abdoulaye Cissé
