Au cours de la semaine du 8 au 11 septembre 2026, trois États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) – le Burkina Faso, la Guinée-Bissau et le Sénégal – ont levé ensemble 166,34 milliards de FCFA sur le marché régional des titres publics. Face à un besoin cumulé de 165 milliards, les investisseurs ont proposé 190,39 milliards, portant le taux de couverture à 115,39 %. Le taux d’absorption des offres s’est établi à 87,37 %, confirmant la sélectivité des Trésors dans un contexte de forte demande.
La semaine du 14 au 18 septembre 2026 s’annonce particulièrement dense sur le marché régional des titres publics de l’UMOA. Quatre États membres prévoient de solliciter ensemble 215 milliards de FCFA, confirmant la vitalité de ce marché devenu un pilier du financement des économies ouest-africaines.
Les obligations assimilables du Trésor (OAT) ont largement dominé les opérations, avec 136,30 milliards FCFA mobilisés, soit 81,94 % du total. Les bons assimilables du Trésor (BAT) ont représenté 30,04 milliards FCFA (18,06 %). Les États privilégient ainsi les financements à moyen et long terme, signe d’une volonté de stabiliser leurs profils de dette.
Le Sénégal a mobilisé 101,34 milliards FCFA le 11 septembre, contre un objectif de 100 milliards. L’opération a attiré 109,02 milliards de propositions, soit un taux de couverture de 109,02 %, pour un taux d’absorption de 92,96 %.
Sur le compartiment des BAT à 364 jours, le Trésor a retenu 25,79 milliards de FCFA, avec un rendement moyen pondéré de 7,87 %, traduisant une absorption sélective des offres. L’OAT à trois ans a permis de mobiliser 45,36 milliards de FCFA, soit près de la moitié du montant total, avec un rendement de 7,75 %, confirmant l’intérêt des investisseurs pour les maturités intermédiaires.
Quant à l’OAT à cinq ans, elle a été intégralement servie à hauteur de 30,19 milliards de FCFA, avec un rendement de 7,89 %, illustrant la confiance des souscripteurs dans les perspectives de financement à moyen terme.
Le Burkina Faso a levé 49,999 milliards FCFA le 9 septembre, proche de son objectif de 50 milliards. Les investisseurs ont soumis 62,253 milliards, soit un taux de couverture de 124,51 %, mais le Trésor n’a retenu que 80,32 % des offres.
Sur le compartiment des BAT à 364 jours, le Trésor burkinabè a retenu seulement 2,50 milliards de FCFA sur les 12,25 milliards proposés, soit un rendement moyen pondéré de 3,95 %, illustrant une forte sélectivité sur le court terme. L’OAT à trois ans a été intégralement servie, avec 17,17 milliards de FCFA mobilisés et un rendement de 6,14 %, traduisant l’intérêt des investisseurs pour les maturités intermédiaires. L’OAT à cinq ans a également été intégralement servie, permettant de lever 20,11 milliards de FCFA à un rendement de 7,27 %, confirmant la confiance des souscripteurs dans les perspectives de financement à moyen terme. Quant à l’OAT à sept ans, le Trésor a retenu 10,22 milliards de FCFA sur 12,72 milliards proposés, avec un rendement de 7,39 %, consolidant la préférence pour les maturités longues. Cette sélectivité traduit une orientation claire vers les financements de moyen et long terme, jugés plus adaptés à la soutenabilité budgétaire et à la gestion prudente du profil de la dette publique.
La Guinée-Bissau a levé 15 milliards FCFA le 8 septembre, conformément à son objectif. L’opération a suscité 19,12 milliards de propositions, soit un taux de couverture de 127,46 %, avec un taux d’absorption de 78,46 %.
Sur le compartiment des BAT à 364 jours, la Guinée-Bissau a mobilisé 1,75 milliard de FCFA sur les 1,77 milliards proposés, soit un taux d’absorption de 99,15 %, avec un rendement moyen pondéré de 5,44 %. L’OAT à trois ans a attiré une demande plus importante, avec 17,35 milliards de FCFA de propositions, dont 13,25 milliards ont été retenus, soit un taux d’absorption de 76,35 %, pour un rendement de 7,22 %. Ces résultats traduisent une forte appétence des investisseurs pour les titres émis par la Guinée-Bissau, tout en confirmant la volonté du Trésor de rester sélectif, notamment sur les maturités intermédiaires, afin de maîtriser le coût de son financement.
Ces levées confirment la vitalité du marché régional UMOA-Titres, où la demande des investisseurs dépasse régulièrement les besoins exprimés par les États. Toutefois, la sélectivité des Trésors montre une volonté de maîtriser les coûts de financement et de privilégier les maturités longues, afin de lisser les échéances et réduire la pression sur les trésoreries nationales.
Le Sénégal illustre une stratégie de mobilisation efficace, avec des rendements proches de 8 %, tandis que le Burkina Faso adopte une approche prudente sur le court terme. La Guinée-Bissau, quant à elle, démontre sa capacité à attirer une demande supérieure à ses besoins, renforçant sa crédibilité sur le marché.
La semaine du 14 au 18 septembre 2026 s’annonce particulièrement dense sur le marché régional des titres publics de l’UMOA. Quatre États membres prévoient de solliciter ensemble 215 milliards de FCFA, confirmant la vitalité de ce marché devenu un pilier du financement des économies ouest-africaines.
La Côte d’Ivoire se positionne en tête avec une levée prévue de 100 milliards de FCFA, soit près de la moitié du volume total attendu. Le Mali et le Bénin mobiliseront chacun 40 milliards de FCFA, confirmant leur volonté de renforcer leurs financements à travers le marché régional. Le Togo, de son côté, prévoit d’emprunter 35 milliards de FCFA, consolidant ainsi sa présence dans la dynamique collective. Ces montants traduisent une volonté commune de mobiliser des ressources substantielles pour répondre aux besoins budgétaires et soutenir les priorités nationales.
Fatoumata Traoré
