La société ivoirienne PALMCI, spécialisée dans la production et la commercialisation d’huile de palme brute et d’huile de palmiste, conserve une notation AA- à long terme et A1 à court terme, avec une perspective stable pour la période juillet 2026 et juin 2027. Cette évaluation, délivrée par Bloomfield Investment, traduit une qualité de crédit très élevée et une forte certitude de remboursement.
Sur le plan financier, l’entreprise affiche en 2025 un chiffre d’affaires en hausse de 15 %, atteignant près de 198 milliards de FCFA, porté par la progression des prix de vente. Les capitaux propres s’établissent à 142,6 milliards de FCFA, tandis que l’endettement brut recule significativement, passant de 25,2 milliards en 2024 à 14,2 milliards en 2025. Toutefois, les marges opérationnelles connaissent un léger repli, avec un EBE en baisse à 33 milliards de FCFA et un résultat net de 15,5 milliards.
Fondée en 1997 et cotée à la BRVM depuis 1999, PALMCI demeure un acteur majeur du secteur, avec plus de la moitié de son capital détenu par le groupe agro-industriel SIFCA. Son leadership national est conforté par une réglementation favorable et une stratégie exécutée avec constance.
Cependant, des fragilités persistent : la dépendance accrue aux plantations villageoises, la baisse de la production nationale de régimes de palme et le renchérissement des coûts d’approvisionnement pèsent sur la rentabilité. Ces facteurs rappellent que, malgré une structure financière en voie d’équilibre, l’entreprise reste exposée aux aléas du marché et de la filière.
En somme, PALMCI conserve une notation solide et rassurante, reflet de sa position dominante et de sa discipline financière, mais devra continuer à composer avec les défis structurels du secteur du palmier à huile.
Fatoumata Traoré
