Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire le vendredi 21 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État. À l’issue de l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, plusieurs projets de décret relatifs au secteur minier ont été adoptés, traduisant la volonté du Gouvernement de consolider la dynamique de relance économique par l’exploitation rationnelle des ressources naturelles.
Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a approuvé le premier renouvellement de sept permis de recherche d’or et de substances minérales du groupe 2. Ces autorisations concernent plusieurs sociétés minières opérant sur différents périmètres : La société LILI SARL, pour le site de Badjila, dans le Cercle de Kangaba. La société L’HORIZON SARL, pour les sites de Téguéré-Ouest (Cercle de Kadiolo) et de Babara-Sud (Cercle de Kéniéba). La société FAYA MINING SARL, pour les sites de Diatissan-Sud (Cercle de Kéniéba), Dialakoroba-Soundougou (Cercle de Bougouni) et Lofiné (Cercle de Kadiolo). La société CORA RESOURCES MALI SARL, pour le site de Sanankoro II, dans le Cercle de Kangaba. Ces permis, initialement octroyés en 2021 et 2022, avaient été affectés par la suspension du processus de renouvellement intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Toutefois, les travaux de recherche menés sur les périmètres concernés ont révélé plusieurs anomalies géologiques qui justifient la poursuite des investigations. Le renouvellement accordé permettra aux sociétés minières de prolonger leurs activités de recherche pour une durée supplémentaire de trois ans, renouvelable une fois, conformément aux dispositions du Code minier.
Le Conseil des Ministres a également adopté le deuxième renouvellement de trois permis stratégiques dans le domaine minier. Ces autorisations concernent : La société INTERMIN LITHIUM SARL, pour les sites de Faraba (Cercle de Bougouni) et de Gouna (Cercle de Kolondiéba). La société TROPICAL GOLD DU MALI SARL, pour le site de Kangaré (Cercle de Yanfolila). Ces permis, initialement octroyés en 2018 et renouvelés une première fois en 2022, avaient eux aussi été affectés par la suspension administrative intervenue entre décembre 2022 et mars 2025. Les recherches menées sur les périmètres concernés ont mis en évidence des indices géologiques prometteurs, notamment dans le domaine du lithium, ressource stratégique pour les technologies de stockage d’énergie et la fabrication de batteries électriques. La reconduction de ces permis ouvre ainsi la voie à la découverte de gisements économiquement exploitables, susceptibles de renforcer la position du Mali comme un acteur majeur dans la transition énergétique mondiale.
La décision du Gouvernement revêt une importance capitale à plusieurs niveaux et s’inscrit dans une logique de consolidation de la souveraineté économique du Mali.
Après une période de gel administratif, la reprise des renouvellements marque un retour à la normalisation et à la continuité des activités de prospection. Elle traduit la volonté des autorités de redonner un souffle nouveau à un secteur stratégique pour l’économie nationale.
L’accent mis sur le lithium illustre une orientation stratégique vers l’élargissement du portefeuille minier au-delà de l’or, ressource traditionnelle du pays. Ce choix témoigne d’une anticipation des enjeux liés à la transition énergétique mondiale et positionne le Mali sur un marché en pleine expansion.
En garantissant un cadre légal stable et en respectant les dispositions du Code minier, le Mali envoie un signal fort aux opérateurs nationaux et internationaux. Cette démarche contribue à renforcer la confiance des investisseurs et à stimuler de nouveaux partenariats.
La poursuite des recherches pourrait déboucher sur la mise en exploitation de nouveaux gisements. Les retombées attendues sont multiples : création d’emplois, accroissement des recettes fiscales, dynamisation des économies locales et amélioration des infrastructures de base.
En adoptant ces projets de décret, le Gouvernement de Transition confirme sa volonté de faire du secteur minier un levier central de croissance économique et de souveraineté nationale. Le renouvellement des permis de recherche, tant pour l’or que pour le lithium, illustre une stratégie équilibrée entre valorisation des ressources traditionnelles et anticipation des enjeux énergétiques du futur.
Fatoumata Traoré
