Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État. À l’issue de l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté plusieurs projets de texte et entendu des communications.
Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, pour le site de Menankoto-Sud, situé dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes.
Selon le Conseil, ce permis est l’aboutissement d’un processus de recherche minière intensif. En effet, le permis de Menankoto-Sud, issu de la fusion par Décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025 des permis de recherche de Bakolobi, Menankoto-Sud et Bantako-Nord, a fait l’objet de travaux approfondis qui ont permis de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable sous forme d’une grande mine. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier, la société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, entreprise de droit malien spécialisée dans la recherche, a manifesté son intérêt pour l’exploitation du gisement découvert. Le projet de décret adopté attribue ainsi à cette société un permis d’exploitation de grande mine d’or, valable pour une durée maximale de 12 ans, sur le site de Menankoto-Sud.
Cette décision illustre la volonté du Gouvernement de Transition de valoriser les ressources naturelles du pays tout en respectant les cadres légaux et réglementaires. L’attribution de ce permis ouvre la voie à une exploitation industrielle qui devrait contribuer à la création d’emplois, à la mobilisation de recettes fiscales et au développement local dans la région de Kayes. Elle marque également une étape importante dans la stratégie nationale visant à faire du secteur minier un levier majeur de croissance économique et de stabilité budgétaire.
Nana Touré
