En sa qualité de Président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a reçu ce 4 août 2026 une délégation de la ZLECAf conduite par Mahamadou Issoufou. Au cœur des échanges : l’état d’avancement de l’accord continental, les défis de son application et les mécanismes pour stimuler le commerce intra-africain.
Cette réunion de haut niveau s’inscrit pleinement dans la dynamique visant à accélérer l’intégration économique du continent par la mise en œuvre effective de l’accord continental.
Les échanges ont porté sur plusieurs points stratégiques : l’état d’avancement de la ZLECAf, le suivi des signatures et des ratifications des protocoles, les défis liés à leur application concrète, ainsi que les mécanismes destinés à stimuler les échanges commerciaux intra-africains et à renforcer la compétitivité des économies du continent. Cette rencontre a permis de dresser un bilan des progrès réalisés tout en identifiant les obstacles à lever pour transformer la ZLECAf en un véritable moteur de croissance et de prospérité partagée.
Le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner le Burundi dans la réalisation de sa vision nationale : « Pays émergent en 2040, pays développé en 2060 ». Il a insisté sur les opportunités offertes par le marché continental pour soutenir cette ambition.
De son côté, le Président Évariste Ndayishimiye a renouvelé son soutien à l’intégration africaine et aux initiatives visant à lever les obstacles à la mise en œuvre de la ZLECAf. Il a souligné la nécessité de transformer cet accord en un véritable moteur de croissance, de création d’emplois et de prospérité partagée.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) s’impose aujourd’hui comme l’un des projets les plus ambitieux de l’Union africaine. Elle rassemble 54 États signataires de l’Accord, dont 49 ont déjà déposé leurs instruments de ratification, témoignant d’un engagement politique fort en faveur de l’intégration économique. Avec plus de 1,5 milliard de consommateurs réunis dans un marché unique, la ZLECAf offre un potentiel inédit pour stimuler le commerce intra-africain et renforcer la compétitivité des économies du continent. Son poids économique est considérable : le marché cumule un PIB de plus de 3 400 milliards de dollars US, ce qui en fait un acteur incontournable sur la scène mondiale. La ZLECAf détient le record de la plus vaste zone de libre-échange au monde en nombre de pays participants, avec l’ambition de porter le commerce intra-africain à un niveau inédit, de favoriser l’industrialisation, de développer les chaînes de valeur régionales et de consolider la souveraineté économique du continent.
Au-delà d’un simple accord commercial, la ZLECAf incarne l’un des projets les plus structurants de l’Union africaine. Son succès dépendra désormais de la capacité des États à traduire leurs engagements politiques en réformes concrètes, afin de faire de l’intégration économique un levier de développement durable et de souveraineté pour l’Afrique.
Souleymane Coulibaly
