La Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), par l’entremise de sa Direction des assurances, poursuit avec constance son programme de renforcement des capacités des acteurs du marché des assurances. En partenariat avec la Compagnie commune de réassurance des États membres de la CIMA (CICA‑RE), elle a organisé, le vendredi 24 juillet 2026, un atelier consacré à la mise en œuvre de la cession légale au premier franc.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération entre les principaux intervenants du secteur. L’objectif est double : assurer une application rigoureuse des dispositions de l’Accord instituant les cessions légales et créer un espace de dialogue permettant de lever les obstacles rencontrés par les compagnies d’assurance. Les échanges ont permis de dresser un état des lieux de la réforme, de mettre en lumière les difficultés opérationnelles et de convenir de mesures concrètes pour garantir une application harmonisée, conformément aux orientations arrêtées par les ministres en charge des assurances des États membres de la CIMA.
La cession légale au premier franc constitue un mécanisme essentiel de mutualisation des risques et de consolidation du marché régional. Elle vise à renforcer la solidité financière des compagnies d’assurance, à améliorer la capacité de réassurance et à garantir une meilleure protection des assurés. L’atelier a ainsi permis de rappeler l’importance de ce dispositif dans la construction d’un marché intégré et résilient, capable de soutenir la croissance économique et de répondre aux exigences de solvabilité.
Grâce aux efforts conjoints des autorités nationales et à l’engagement des acteurs du secteur, le Burkina Faso occupe aujourd’hui la première place parmi les États membres de la CICA‑RE en matière de mise en œuvre de la cession légale au premier franc. Cette position de leader illustre la volonté du pays de consolider son marché des assurances et de jouer un rôle moteur dans l’espace CIMA. Elle traduit également une ambition claire : faire du Burkina Faso une référence régionale en matière de gouvernance financière et de régulation des assurances.
Au‑delà de la performance nationale, cette avancée témoigne d’une dynamique collective visant à renforcer la crédibilité et la compétitivité du marché des assurances dans la zone CIMA. Elle ouvre la voie à une meilleure intégration régionale et à une coopération accrue entre les États membres, condition indispensable pour relever les défis liés à la mondialisation des marchés financiers et à la complexité croissante des risques assurantiels.
Alassane Guindo
