Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce lundi 20 juillet 2026, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, la 28ᵉ réunion de concertation sur l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Cette rencontre périodique a permis de dresser un état des lieux des entrées de produits pétroliers, d’évaluer les mesures déjà engagées et d’examiner les perspectives pour garantir une disponibilité accrue des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national.
Au titre de la situation des approvisionnements, il ressort que durant la période du 6 au 15 juillet, 755 citernes ont été réceptionnées grâce aux importations réalisées par 39 opérateurs. Pour la semaine du 13 au 19 juillet, ce sont 902 citernes, représentant un volume de plus de 40,9 millions de litres, qui ont été importées par 42 opérateurs.
Ce convoi se compose de : 432 citernes de gasoil, 408 citernes de super carburant, 51 citernes de fuel, 11 citernes de gaz butane.
Au cours des échanges, le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de constitution de stocks stratégiques, afin de renforcer la résilience du dispositif national d’approvisionnement. Il a salué l’accélération du rythme de chargement observée ces dernières semaines, rendue possible grâce au dynamisme et à l’engagement des opérateurs privés.
Les discussions ont également porté sur l’amélioration de la gestion des hydrocarbures dans les régions, à travers la mise en place de mécanismes de traçabilité et d’optimisation de la répartition des produits. Une attention particulière a été accordée aux zones confrontées à des défis sécuritaires, pour lesquelles des dispositions spécifiques continuent d’être déployées afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement.
La réunion a enfin évoqué l’évolution du contexte international, notamment les effets attendus de l’apaisement des tensions au Moyen-Orient à la suite du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis. Cette évolution pourrait avoir un impact positif sur le marché mondial des produits pétroliers et, par ricochet, sur les conditions d’approvisionnement du Mali.
Fatoumata Traoré
